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"La Grande Vadrouille" a 50 ans : 5 secrets de tournage de la comédie culte

"La Grande Vadrouille" fête ses 50 ans. L'occasion de dévoiler quelques secrets de tournage du film de Gérard Oury.

"La Grande vadrouille" est le film préféré des Français
"La Grande vadrouille" est le film préféré des Français Crédit : Valoria Films
Laure-Hélène de Vriendt
Laure-Hélène de Vriendt
Journaliste

Cinquante ans et pas une ride ! LaGrande Vadrouille, comédie culte de Gérard Oury, est sortie dans les salles françaises le 8 décembre 1966 et fête donc sa moitié de siècle ce jeudi. Le film a été premier du box office français pendant vingt-deux ans avec 17 millions de spectateurs et reste aujourd'hui un monument du cinéma francophone

La Grande Vadrouille était l'un des premiers films à traiter avec humour de l'Occupation. Il raconte la cavale de deux français, un chef d'orchestre et un peintre en bâtiment, qui aident deux aviateurs anglais à rejoindre la zone libre. Pourchassés par les Allemands, ils connaîtront de nombreuses péripéties avant de pouvoir franchir la ligne de démarcation. Cinquante ans plus tard, la comédie culte a encore des secrets à dévoiler, dont ces cinq anecdotes sur le tournage.

1. Le premier scénario de Danièle Thompson

La Grande Vadrouille marque les débuts de Danièle Thompson au cinéma. La fille de Gérard Oury a participé à l'écriture du scénario avec son père et Marcel Jullian, qui avait déjà travaillé sur Le Corniaud en 1965. Elle co-écrira ensuite tous les films de son père jusqu'à Vanille Fraise en 1989. Pour La Grande Vadrouille, les trois auteurs ont repris les premiers éléments d'un scénario centré sur deux femmes, une très croyante et une prostituée, qui traversent la France occupée. Ils ont simplement adapté l'histoire à des rôles masculins. 

2. Des lieux de tournage originaux

Les cinéphiles les plus attentifs l'auront remarqué, certaines scènes du film n'ont pas été tournées dans les lieux auxquels elles font référence. La scène des égouts a été réalisée dans un studio à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) et celle de la Gare de Lyon a été en réalité tournée à la Gare de l'Est. Par contre le soldat anglais Alan Mac Intosh, joué par Mike Marshall, atterri bien sur le toit de l'Opéra Garnier ! Pour pouvoir tourner sur le toit de l'Opéra, Gérard Oury a directement envoyé le scénario du film au ministre de la culture de l'époque, André Malraux. Séduit par ce qu'il a lu, il a donné au réalisateur une autorisation spéciale de tournage sur les toits du bâtiment. 

3. Une improvisation géniale

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Le film ne serait pas le même sans la scène du mur, pendant laquelle Louis de Funès tombe directement sur les épaules de Bourvil et ne veut pas en descendre. Elle n'était pourtant pas prévue dans le scénario et était de la pure improvisation de la part des deux comédiens. Louis de Funès devait escalader le mur et ensuite tomber sur Bourvil jusqu'au sol mais la scène eu tellement de succès qu'elle a finalement servi pour l'affiche du film. Cinquante ans plus tard, elle est toujours considérée comme une des plus grandes scènes comique du cinéma français.

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La Grande Vadrouille (Scène et ben dis donc !)

4. Un vrai chef d'orchestre

Louis de Funès, qui joue un chef d'orchestre acariâtre, dirige réellement l'orchestre de l'Opéra lors de la scène de la répétition. Musicien, il a appris le piano à l'âge de cinq ans et a longtemps été pianiste de bar. Lorsqu'il a pris connaissance du scénario, Louis de Funès arépété pendant trois mois devant le miroir de son salon et a même pris des leçons avec le directeur de l'Orchestre national. Il a appris les mouvements par coeur pour être sûr de les restituer à la perfection pendant le tournage. A la fin de la répétition, l'orchestre de l'Opéra l'acclame en "tapant archets contre violons, flûtes contre pupitre". Ces applaudissements étaient totalement improvisés par les musiciens, qui ont offert à Louis de Funès "une des plus grandes joies de [s]a vie", comme il l'a confié à Gérard Oury. 

5. Des citrouilles à prix d'or

Gérard Oury bénéficiait d'un budget colossal de 14 millions de francs pour le tournage de La Grande Vadrouille et n'a pas eu à lésiner sur les moyens. Une des scènes qui a coûté le plus cher est celle des citrouilles qui sont lancées depuis l'arrière d'un camion. Comme il était impossible de trouver des citrouilles en plein été, la production s'est fait envoyer 150 cucurbitacées par la maison Fauchon. En contrepartie, le vélo utilisé par Bourvil n'a pas coûté bien cher puisqu'il a été emprunté au boulanger de Noyers-sur-Serein lors du tournage dans l'Yonne. 

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La grande vadrouille extrait : course poursuite
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