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"Heated Rivalry" (HBO Max) : pourquoi cette série ultra-sexy (mais pas que) sur le hockey va devenir votre nouvelle obsession

Après avoir embrasé l'Amérique du Nord, cette histoire d'amour secrète entre deux joueurs de hockey professionnels débarque enfin en France. Adaptée d'une saga de Rachel Reid, la série est diffusée à partir du 6 février sur HBO Max. Préparez-vous à fondre pour Shane et Ilya.

Connor Storrie et Hudson Williams incarnent Ilya Rozanov et Shane Hollander

Crédit : HBO Max

Aymeric Parthonnaud

Des semaines que les réseaux sociaux pullulent d'extraits et d'interviews. Enfin, la série phénomène Heated Rivalry arrive officiellement sur les écrans français. Une histoire d'amour brûlante et secrète entre deux pros du hockey sur glace : lya Rozanov et Shane Hollander. De rivaux, ils vont devenir amants. Une histoire d'amour condamnée au secret le plus strict puisque leurs deux équipes sont opposées mais, surtout, une love story entre hommes qui doit affronter l'homophobie et des dilemmes internes.

C'est la plateforme HBO Max qui diffusera à partir de ce 6 février 2026 cette création canadienne qui est apparue presque par surprise sur les écrans nord-américains en novembre dernier. Sur le papier, rien ne prédestinait cette adaptation de la série de romance Game Changer de l'autrice Rachel Reid à faire autant parler d'elle.

Preuve de son immense succès public et critique, Heated Rivalry a été rapidement rapatrié sur la prestigieuse plateforme HBO qui diffuse des blockbusters comme Game of Thrones ou The Last of Us après une saison 1 diffusée sur la très confidentielle Crave.

Romance brûlante sur glace

Une histoire de coming-out n'a pourtant plus rien de surprenant pour le téléspectateur de 2026. Des scènes de sexe torrides non plus. Mais alors pourquoi Heated Rivalry a été un tel coup de tonnerre dans le petit monde des séries ? Tout d'abord, il faut dire que le cadre sportif dans lequel se déroule l'intrigue apporte quelque chose que nous n'avions pas encore beaucoup vu dans la fiction (et encore moins dans la réalité).

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Imaginez une série française qui développerait une histoire d'amour entre deux attaquants du PSG et de l'OM avec la pression familiale, sociétale, professionnelle qui va avec. Le tout avec des scènes érotiques particulièrement intenses. Vous auriez déjà entre les mains un pitch capable d'attirer un bon nombre de paires d'yeux, curieux, émoustillés ou prêts à être scandalisés. 

Heated Rivalry réalise exactement ce cocktail. Le public français n'est peut-être pas du tout familier avec le hockey mais il s'agit au Canada de l'équivalent du football, un sport national érigé en religion qui embarque avec lui tous les codes de la virilité.

Un duo ultra-magnétique à l'écran et en dehors

L'autre force évidente de la série qui ne compte que six épisodes (mais rassurez-vous il y aura une suite) est l'alchimie évidente entre les deux acteurs principaux, presque deux nouveaux visages catapultés au rang de stars internationales et égéries en quelques semaines.

Le premier est l'acteur canadien Hudson Williams, 24 ans, qui n'avait jusque-là connu que des petits rôles dans les séries Allegiance et Tracker. Son personnage, Shane Hollander, est réservé avec des parents (dont Dylan Walsh, l'un des deux chirurgiens esthétiques de la série culte Nip/Tuck) attentifs à son succès et son image. Il découvre son homosexualité sur le tard en cédant aux provocations de son électrique rival Ilya Grigoryevich Rozanov, un joueur séducteur dont la bisexualité doit rester un secret absolu. En effet, il est Russe. C'est l'Américain Connor Storrie, 25 ans, qui l'incarne avec un accent russe impeccable. Précédemment, il n'avait été aperçu que dans quelques courts métrages ou dans les films Riley et Joker: Folie à deux. Heated Rivalry est son premier grand coup.

L'excellente relation évidente entre les deux comédiens apparaît tout au long de la saison 1. Leurs dialogues où les piques nombreuses sont d'un charme fou. Leur jeu de séduction, porté par une mise en scène et un script très bien ficelés, fonctionne à merveille. Les confessions chargées d'émotion tirent les larmes. Et les scènes intimes, très régulières mais jamais gratuites pour autant, sont électriques.

Outre la réussite devant la caméras, le duo est aussi très efficace en promotion, sur le tapis rouge ou lors des interviews qu'ils ont données depuis plusieurs semaines. De quoi garantir une séquence médiatique forte pour leur série et garantir, en particulier, une présence continue sur les réseaux sociaux, Instagram et TikTok en tête. Les fans dévorent leur humour et leur alchimie comme des petits pains et en réclament encore plus. On a déjà vu à quel point une bonne promotion pouvait faire ou défaire une œuvre. L'amitié entre Ariana Grande et Cynthia Erivo, les deux stars de Wicked, est un excellent exemple récent de cette communication honnête et payante.

Les fans reviennent constamment sur les scènes de sexe ou sur la plastique sculpturale des deux acteurs qui ont dû rentrer dans le costume de deux sportifs de haut niveau. Les acteurs et la production jouent bien sûr cette carte avec une décontraction certaine, mais résumer le succès de Heated Rivalry à des séquences "soft-porn" entre deux hommes, ne serait fondamentalement pas juste.

Meilleur épisode de l'histoire de la télé

En six épisodes seulement, Heated Rivalry dessine un kaléidoscope assez riche sur la question de l'homophobie. Bien entendu, on retrouve les tensions internes qui traversent des personnages qui découvrent cette orientation sexuelle. Le contexte sportif est nouveau, la gestion de son image lorsque l'on est déjà une personnalité aussi. Les différences culturelles entre une société canadienne ouverte et une société russe plus rude est aussi un aspect qui ajoute une profondeur au récit et à la personnalité de Rozanov par exemple. 

Si l'intrigue est entièrement tournée vers notre couple principal, ils ne sont pas les seuls à prendre la lumière. En six épisodes seulement, Heated Rivlary s'offre le luxe de faire un pas de côté avec des personnages secondaires sur un épisode entier qui a profondément marqué le public. Il s'agit de l'épisode 5 intitulé, I'll Believe in Anything, qui s'intéresse à la vie amoureuse d'un autre hockeyeur pro, une légende qui profite de sa fin de carrière pour révéler au regard du monde son homosexualité. 

François Arnaud campe Scott Hunter, fer de lance du coming-out sportif sur glace et et Robbie G.K. incarne Kip, son amoureux et serveur de smoothies. Cette histoire dans l'histoire continue de dévoiler d'autres facettes de la gestion plus ou moins tumultueuse du coming-out dans notre société. Comment vivre dans l'ombre de son conjoint qui vit son homosexualité comme un secret, voire un risque ? Le monde du sport est-il prêt à soutenir des athlètes LGBTQ+ ?

Cet épisode a été qualifié de meilleur épisode de l'histoire des séries télé avec une note parfaite de 10/10 sur le site américain de référence IMDb et dépassant pendant plusieurs semaines l'épisode culte Ozymandias de Breaking Bad qui a été diffusé en 2013. L'agrégateur de critiques Rotten Tomatoes a attribué à la série dans son ensemble la note de 98% de notes positives avec près de 80 critiques allant du très bon au dithyrambique. La notre pourrait aisément rejoindre ce concert de louanges. Mais, pas de spoilers, on vous laisse le plaisir de la découverte.

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