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"Des acteurs remarquables" : sur RTL, Angelina Jolie espère "continuer à travailler" pour le cinéma français, après son rôle avec Louis Garrel et Vincent Lindon

En salles le 18 février, le film "Coutures" d'Alice Winocour met à l'affiche l'actrice américaine, qui joue en français le rôle d'une réalisatrice découvrant qu'elle a un cancer du sein lors de la Fashion Week à Paris. Une expérience particulière pour elle, qui a été confrontée à cette maladie dans la vraie vie.

L'actrice américaine Angelina Jolie pose avant la projection du film "Coutures" au cinéma Pathé Palace, à Paris, le 9 février 2026.

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

Anne-Sophie Lapix & Gabriel Joly

À l'échelle du cinéma français, c'est un petit événement. En salles le 18 février prochain, le film Coutures d'Alice Winocour met à l'affiche Angelina Jolie, qui joue en français. "Je suis assez timide, donc parler français peut être difficile pour moi. Je n'aurais pas été à l'aise si la réalisatrice était n'importe qui : j'adore le travail d'Alice, j'adore son approche sur le tournage et j'aimais beaucoup le message", explique-t-elle sur RTL, ce mardi 10 février.

Dans ce long-métrage, Angelina Jolie incarne une réalisatrice, qui apprend qu'elle a un cancer du sein lors de la Fashion Week à Paris. Une histoire forcément intime pour elle, qui a été touchée par cette maladie, tout comme Alice Winocour. En 2013, elle a subi une ablation des seins pour éviter de faire face à la maladie en raison de ses prédispositions génétiques. "Quand on tourne un film de cette nature, on se sent particulièrement touchée. Très souvent, j'ai pensé à ma mère [Marcheline Bertrand, morte d'un cancer à l'âge de 56 ans]", confie Angelina Jolie.


"Pour jouer ce personnage, j'avais besoin de quelqu'un pour qui c'était aussi un peu plus qu'un film. C'est différent quand on a vécu cette chose dans sa chair, on est connectée à cette histoire", juge Alice Winocour, qui a proposé le rôle à Angelina Jolie, comme une évidence, au vu de leurs histoires personnelles.

Il faut continuer à vivre

Angelina Jolie

"En général, à partir du diagnostic, le film devient triste et le reste du personnage féminin disparaît. La maladie prend le dessus. Sauf que ce film rappelle qu'on doit aussi faire tout le reste : il faut continuer à créer, il faut continuer à être mère, il faut continuer à vivre", confirme l'actrice américaine, bluffée par le réalisme du scénario, qui témoigne d'"un parcours principalement solitaire", mais pas que.

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"C'est un film important, et pas seulement pour les femmes, car les hommes aussi sont importants. Ils ont des rôles de soutien, ils comprennent, ils essaient de trouver un moyen d'être présents et de soutenir les femmes qu'ils aiment", poursuit-elle, alors que Louis Garrel, qui joue son assistant réalisateur, et Vincent Lindon, son médecin qui l'aide à se battre contre la maladie, lui ont donné la réplique.

Vincent Lindon "avait très peur de dessiner sur les seins d'Angelina"

"Tous les acteurs étaient de belles surprises. J'ai eu beaucoup de plaisir à jouer avec eux et Vincent Lindon était très convaincant. Il m'a vraiment donné cette sensation : j'ai cru à ces scènes qu'on jouait ensemble. Il est fort mais aussi doux, gentil", analyse Angelina Jolie. Pourtant, le lauréat du César de meilleur acteur en 2016 "avait très peur de dessiner sur les seins d'Angelina", précise Alice Winocour. "Il s'est beaucoup entraîné pendant plus d'un mois. Il a été dans un service d'oncologie à la Salpêtrière", ajoute-t-elle.

"Le fait d'être à Paris avec des acteurs remarquables, c'était très intimidant pour moi. Mais d'une certaine manière, ça m'a aussi aidé dans mon rôle car le personnage se sent parfois dépassé. Elle est dans un nouveau monde et parfois, quand on tombe malade ou quand on traverse un conflit, on nous dit qu'il faut apprendre une nouvelle langue, tout semble étranger", estime Angelina Jolie, "particulièrement reconnaissante" d'être à l'affiche de Coutures.

"Je me suis sentie très entourée, non seulement pour parler français, mais aussi pour exprimer mes vulnérabilités en tant que femme dans ce rôle". De quoi susciter chez elle une relation particulière avec le cinéma français ? "J'ai envie d'en apprendre plus, de découvrir plus de nouveaux films français", assure-t-elle, citant les classiques d'Agnès Varda et de François Truffaut. "J'espère que c'est le début pour moi et que je vais pouvoir continuer à travailler ici".

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