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Monty Python : les adieux en dix actes des légendes du rire

Déjà septuagénaires mais toujours fidèles à leur humour déjanté, les mythiques Monty Python offraient mardi soir à un Londres impatient la première d'une série de dix spectacles, qui, promis, seront les derniers pour les rois de l'absurde.

Les Monty Python à Londres le 30 juin 2014
Les Monty Python à Londres le 30 juin 2014 Crédit : AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Un perroquet mort, des gogo-danseuses et l'astrophysicien Stephen Hawking font partie du show des Monty Python qui, plus de trente ans après leur dernier spectacle, sont remontés sur scène mardi pour dix représentations à grande échelle à Londres. John Cleese, Michael Palin, Terry Gilliam, Eric Idle et Terry Jones avaient promis lundi 30 juin en conférence de presse que les spectacles seront spectaculaires et, cela va de soi, très loufoques.

Budgété à 5,6 millions d'euros, le spectacle offre un mélange de sketches, de chants et de danses, soit un programme copieux selon les "Python", aujourd'hui tous septuagénaires. La première représentation affichait complet après 44 secondes lors de la mise en vente des billets en novembre. La plupart des neuf autres dates se joueront également à guichets fermés, avec 14.000 spectateurs attendus tous les soirs à l'O2 Arena.

Un moment d'histoire

Bien avant l'ouverture des portes, les fans de la troupe culte, de retour sur scène pour la première fois depuis plus de trente ans, trépignaient devant l'O2 Arena. "Les mots me manquent pour dire à quel point je me réjouis du spectacle. La perspective de les voir, ensemble sur scène, et, on l'espère, se rappeler le texte est un événement, un moment d'histoire", s'enthousiasme Dan Stead, un informaticien de 30 ans descendu de Leeds, au nord, et qui a revêtu une tunique blanche de chevalier pour l'occasion.

Ils étaient plusieurs comme lui à s'être déguisés en preux chevaliers tout droit sortis de "Sacré Graal" ou en robe cardinale empruntée au sketch sur l'Inquisition. "J'espère voir le (sketch du) perroquet mort et tout de Sacré Graal", expose Eric Watcham, 24 ans, venu lui de Bristol au sud et tatoué de la tête au pieds. C'est sa mère qui l'a introduit aux Monty Python, comme on entre au couvent, et c'est elle aussi qui lui a acheté l'un des 14.000 billets écoulés en moins d'une minute.

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"Je m'en fous quel âge ils ont, ce sont des légendes", dit-il au sujet de John Cleese, Michael Palin, Terry Gilliam, Eric Idle et Terry Jones. Le fait que les Rolling Stones du rire se réunissent aussi parce qu'ils ont besoin d'argent n'était absolument pas un sujet, mardi, sur le parvis de l'O2. Ni la confession faite lundi par Palin qu'il était essoufflée après seulement dix minutes de répétition.

Une fête complètement déjantée

Tous étaient là pour replonger dans leurs souvenirs d'enfant ou de jeune adulte et se goinfrer de répliques cultes. Les Monty Python, "c'est mieux que les stand-ups avec des punchlines sans arrêt. Là on regarde et on se marre une demi-heure plus tard", explique Lars Gredersen, un Danois de 50 ans venu avec femme et enfants. Interrogé lundi sur les énormes attentes entourant leur retour, John Cleese a haussé les épaules. "Les gens qui viennent nous voir, à notre âge, nous aiment bien", a-t-il assuré, coupé par Michael Palin, faussement inquiet : "mais ce pourraient être des assassins, John !" 

Reste à tenir la distance sur dix spectacles jusqu'à l'ultime représentation du 20 juillet, une "fête complètement déjantée", diffusée en direct dans les cinémas du monde entier et dont les droits TV ont été vendus jusqu'au Yemen et en Afghanistan. "On pourra dire au-revoir aux gens. Personne n'a jamais l'occasion de faire ça. Les Beatles n'ont pas eu droit à un dernier spectacle", a rappelé Eric Idle.

Baptisé "One Down, Five to Go" (Un à terre, cinq prêts à y aller), le spectacle constitue aussi un hommage au sixième membre de la troupe, Graham Chapman, mort en 1989 d'un cancer de la gorge. Le meilleur d'entre eux est mort il y a des années déjà", a lancé Mick Jagger dans un petit clip de promotion plein d'auto-dérision et parfaitement dans le ton des Monty Pythons. "Je veux dire, a-t-il ajouté, qui veut vraiment les voir encore ? Cette bande de vieillards ridés voulant revivre leur jeunesse et faire des tonnes d'argent."

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