2 min de lecture Espionnage

Marita Lorenz, la "Mata Hari des Caraïbes"

INVITÉE RTL - L'ancienne agent double et maîtresse de Fidel Castro a écrit sa biographie : "J'étais l'espionne qui aimait Castro"

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Marita Lorenz, la "Mata Hari des Caraïbes" Crédit Image : Elodie Grégoire | Crédit Média : Marc-Olivier Fogiel | Durée : | Date : La page de l'émission
Marc-Olivier Fogiel
Marc-Olivier Fogiel
Journaliste

Marita Lorenz est la "Mata Hari des Caraïbes". Rescapée de Bergen-Belsen, elle a été la maîtresse de Fidel Castro, une agent de la CIA et du FBI, la maîtresse du dictateur vénézuélien Jiménez, une proche de la mafia et a été aux premières loges de l'assassinat de Kennedy...Une vie incroyable qu'elle raconte dans son livre : J'étais l'espionne qui aimait Castro.

Née en Allemagne en 1939, elle fera partie des 200 enfants qui ont survécu au camp de concentration nazi avant d'être violée par un militaire américain, à 7 ans. "C'était vraiment les deux choses dramatiques qui me sont arrivées dans ma vie", assure-t-elle aujourd'hui. Partie pour les États-Unis avec sa mère américaine et son père commandant de bord, elle finira par rencontrer son premier amour, Fidel Castro, lors d'un voyage à Cuba en 1959. Elle avait 19 ans, lui venait de renverser avec ses hommes le dictateur Batista. Marita Lorenz parle d'un véritable "coup de foudre". "Je savais juste que c'était un révolutionnaire. Je l'avais vu sur la couverture d'un article, mais pour moi c'était juste cet homme grand, beau, avec des beaux yeux."

"Je voulais le prévenir qu'on essaierait de l'assassiner"

La jeune femme vivra une véritable idylle sur l'île de Cuba avec Raul Castro avant de tomber enceinte en 1959. Alors qu'elle souhaitait garder l'enfant, elle a été droguée et l'enfant lui a été ôté. Pendant de longue années elle ne saura pas si on l'a faite avorter ou accoucher de force. "En 1981, j'ai vu Fidel et je lui ai posé la question. D'autres personnes m'ont dit que le bébé avait survécu, que c'était un docteur, qu'il avait 40 ans, qu'il s'appelait André..." 

Mais entre temps, le FBI lui avait fait croire que l'enfant était mort pour la retourner contre Fidel Castro. "Ils m'ont demandé si j'allais retourner là bas, si j'étais prête à le neutraliser parce que c'était un communiste, c'était une menace pour le reste du monde. Je savais que ce n'était pas vrai mais je voulais le prévenir qu'on essaierait de l'assassiner." Commence alors pour Marita Lorenz une vie d'agent double au contact du FBI, de la CIA, des révolutionnaires et de la mafia...

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