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"François Mitterrand voulait être sujet de sa mort", raconte Marie de Hennezel

REPLAY - L'ancienne psychologue et confidente du président de la République revient sur leur relation dans un livre.

Isabelle Choquet L'Homme du jour Isabelle Choquet
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"François Mitterrand voulait être sujet de sa mort", raconte Marie de Hennezel Crédit Image : Elodie Grégoire | Crédit Média : Marc-Olivier Fogiel | Durée : | Date : La page de l'émission
Marc-Olivier Fogiel
Marc-Olivier Fogiel
Journaliste RTL

De 1984 à 1996, Marie de Hennezel a été la psychologue et la confidente de François Mitterrand. Celle qu'il appelait son "ange de vie" l'a accompagné durant ses derniers jours et elle a décidé de raconter sa relation avec un président spirituel confronté à la mort dans un livre.

Dans Croire aux forces de l'esprit, la psychologue spécialisée dans l'accompagnement des personnes en fin de vie, raconte sa rencontre étonnante et ses discussions avec un 'l'homme intérieur, l'homme un petit peu mystique, profond, l'homme vulnérable aussi", que n'ont pas forcément connu les Français. "Il avait beaucoup de questions. François Mitterrand voulait être sujet de sa mort et donc il voulait parler avec moi de la meilleure manière de partir tout en restant lui même, en restant digne", raconte Marie de Hennezel. "Je savais qu'on pouvait le soulager, je savais qu'on pouvait respecter le refus de traitement et je savais aussi que, quand intérieurement on a décidé de mourir et qu'on est prêt, on n'a qu'à se retirer en soi-même et la mort vient très vite."

"Il n'avait pas d'angoisse métaphysique"

Même si elle a commencé très tôt à parler de l'approche de la mort avec François Mitterrand, Marie de Hennezel n'a su qu'en 1992 de quelle maladie souffrait le Président de la République. Très secret sur la question, il s'est en revanche montré plus loquace sur sa conception de la spiritualité : "On a parlé religion, on a parlé spiritualité, on a parlé mysticisme... Et je crois que François Mitterrand se défendait beaucoup d'être religieux, mais par contre, il se disait spirituel et même mystique parce qu'au fond il disait : tous les spirituels ont une communauté d'intériorité. C'est-à-dire qu'ils savent que l'esprit traverse tout homme, mais qu'il traverse aussi la terre, les arbres, les pierres.... Il disait que quand ont voit les choses comme ça, on se dit que ça unit tout homme, il n'y a pas de division comme dans les églises, comme dans les religions."

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Cette pensée apportait à l'ancien président une certain sérénité face à la mort, même si cela ne l'a pas empêché de redouter cet instant : "Il n'avait pas d'angoisse métaphysique", assure sa confidente, "mais il avait une peur physique de la douleur et puis il avait envie de vivre".

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2016-09-27 20:02:03
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