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EN IMAGES - Velázquez s'installe au Grand Palais à Paris

REPLAY - Le Grand Palais à Paris proposera à partir de mercredi la première rétrospective en France consacrée au peintre Diego Velázquez.

Carlos Balthasar sur son poney
Carlos Balthasar sur son poney
Crédit : Grand Palais
Carlos Balthasar sur son poney
Balthasar et son nain
Le pape Innocent
La forge de Vulcain
Vénus á la toilette
Carlos Balthasar sur son poney Crédits : Grand Palais
Balthasar et son nain Crédits : Grand Palais
Le pape Innocent Crédits : Grand Palais
La forge de Vulcain Crédits : Grand Palais
Vénus á la toilette Crédits : Grand Palais
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Monique Younès & La rédaction numérique de RTL

Le musée est parvenu à réunir la moitié des tableaux attribués au génie de l'âge d'or espagnol, un exploit puisque ses œuvres sont quasi absentes des musées français. Le Grand Palais à Paris proposera à partir de mercredi la première rétrospective en France consacrée au peintre Diego Velázquez.

Aussi étrange que cela puisse paraître, il n'y a jamais eu en France de rétrospective pour celui que Manet surnommait le peintre des peintres. La faute est réparée mais pardonnera-t-on jamais aux musées français de ne posséder aucun Velázquez ? Même le Louvre n'en a pas. Peu importe, ils sont là, 57 toiles s'offrent au public. Quand on sait que l'on attribue à peine plus d'une centaine de peintures à Velázquez, vous prenez la mesure de l'événement.

Tout Velázquez est là.  De ses débuts d'apprentis dans l'atelier du peintre Pacheco à Séville où le peintre est né en 1599, jusqu'à l'ultime tableau, inachevé, un cheval blanc qui semble vouloir s'échapper de la dernière salle de l'exposition, et finir de nous emporter. Le plus mystérieux tableau de l'exposition, Vénus au miroir, émeut. Cette femme nue, peinte de dos, alanguie sur son lit, qui se regarde dans un miroir tenu par un angelot a été placée en compagnie de son modèle, l'hermaphrodite endormi. La plus belle nuque de l'histoire de la peinture, a-t-on dit.

À écouter

Velázquez s'installe au Grand Palais à Paris
04:31

Une audace, signe de la modernité éternelle

Le fameux portrait du pape Innocent X est au Grand Palais. Au 17ème siècle, c'est par le portrait que les peintres font carrière à la cour. La représentation du souverain joue un rôle politique essentiel, c'est un peu le ministère de la communication et des affaires étrangères réunis. En 1623, alors qu'il a 24 ans, Velázquez réussit à approcher le roi Philippe IV d'Espagne et devenir un des peintres de la cour. Mais c'est Rubens, qui arrive à la cour d'Espagne en 1629, qui va contribuer à la gloire de son cadet. 

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C'est lors de son second voyage à Rome que Velázquez réalise le fameux portrait du pape Innocent X, qui continue de stupéfier le monde de l'art, puisqu'un peintre comme Bacon réalise lui aussi son chef-d'œuvre à partir du portrait du pape Innocent X. Velázquez travaillait à la prima, c'est-à-dire sans faire de dessin sur la toile. Il improvise directement à la peinture. Il change souvent le contour des visages, des vêtements et des objets. C'est sans doute pour ces raisons qu'il émane de tous ses tableaux une vibration tellement singulière. 

Il y a aussi beaucoup d'audace dans le travail du peintre. Il ne fait pas le portrait que le modèle attend de lui. Il surprend des expressions, presque inconvenantes. Et qui ne sont acceptées par les rois que parce qu'ils ne se seront jamais vus aussi vivants. Une audace qui est le signe de la modernité éternelle. L'exposition est un magnifique hommage Velázquez. 

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