5 min de lecture Brocante

Comment est fabriqué le sirop d'érable ?

REPLAY - Au programme, le nouveau matériau du futur, la fabrication du sirop d'érable, le nouveau restaurant de William Ledeuil et la méthode pour déjaunir du plastique.

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Maison Jardin Cuisine Brocante du 07 octobre 2017 Crédit Image : Wikimédias | Crédit Média : Laetitia Nallet,Sébastien Demorand,Églantine Éméyé,Thierry Denis | Durée : | Date : La page de l'émission
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Thierry Denis

Désormais, décoration rime avec déchets. Aujourd’hui on fabrique des lampes avec de la viande séchée, du tissu avec des déchets d’orange et de citron, des assiettes avec de la bouse de vache, du faux cuir avec des fibres de feuilles d’ananas et du papier peint papier avec des feuilles de nénuphar.

Depuis quelques années, on a réalisé que produire à outrance des objets ou des meubles n’était pas forcement bon pour la planète et pour lutter contre ce gaspillage phénoménal, on s’est mis à recycler. Aujourd’hui, les designers et les fabricants essaient d’aller plus loin en inventant carrément de nouveaux matériaux. La bouse de vache c’est le matériau du futur, c’est en tout cas ce qu’affirment un entrepreneur agricole, un groupe de chercheurs et un architecte Italien.

L’idée leur est venue de la région de Castelbosco, célèbre pour le fromage Grana Padano. Les 3.500 vaches dont on a besoin pour le fabriquer rejettent chaque jour plus de 150.000 kilos d’excrément. La bouse est d’abord transformée en électricité et aussi en Merdacotta. C’est de la bouse séchée, donc sans odeur, mélangée à de la paille et à de l’argile, on obtient un matériau semblable de la Terracotta qu’on va modeler, en assiette par exemple, puis cuire à 1.000° et vernir. 

La Merdacotta, matériau du futur en décoration
La Merdacotta, matériau du futur en décoration Crédit : Henrik Blomqvist

L’Atelier Maximum à Ivry-sur-Seine à côté de Paris, est parti du constat que 350 millions de tonnes de matériaux finissent dans les bennes des usines Françaises chaque année. Ce collectif de designers a donc décidé de s’intéresser à ces déchets pour créer. Par exemple, l’industriel Schulman colore des plastiques et quand ils changent de commande et donc de couleur, il faut purger la machine : des dizaines de kilos de plastique sont injectés et partent en flasque informe à la poubelle. 

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Atelier maximum a créé un moule de coque de chaise et le plastique, au lieu de partir à la poubelle, coule dans le moule et devient une assise avec des couleurs uniques. D'abord très foncé, on va vers un dégradé au fur et à mesure que la couleur disparaît de la machine et les pieds sont conçus avec des chutes de parquets anciens. Là ce n’est plus je récupère quelque chose dans la poubelle mais j’optimise et je transforme le déchet. Et on n’a pas une vielle chaise pourrie. On est dans le design avec une assise ergonomique et élégante.

Brocante : comment déjaunir du plastique ?

Le vintage continue de rassembler de nombreux adeptes. Chaque semaine il y a au moins une foire dédiée au vintage quelque part en France.Celle de Strasbourg se tient samedi 7 et dimanche 8 octobre. Il y a des exposants français mais aussi étrangers, sans compter les désormais habituelles animations surprises. 

Il y a donc des vêtements, du mobilier, des vinyles, et du rétrogaming, des consoles de jeux des années 1970 et 1980, qu'on cherche pour y jouer, mais aussi, de plus en plus souvent,  pour les collectionner. En général, tous ces plastiques ont un peu jauni au fil des années, ce n’est pas très beau, alors comment faire pour le déjaunir ? 

Il suffit d’avoir à sa disposition de l’eau oxygénée (on en trouve facilement dans n’importe quelle droguerie, ou dans les magasins de bricolage), et un autre ingrédient qu’on trouve dans la cuisine, un épaississant, type Maïzena ou épaississant pour biberon. Ensuite, il faut démonter votre appareil : pour un clavier d’ordinateur, il va falloir enlever chaque touche une à une (en les soulevant avec un tournevis ou un couteau), pour tout autre objet, il faut bien dévisser les parties en plastique à reblanchir.

Pour des petites pièces (touches de clavier, ou Lego par ex), il faut les mettre dans un récipient, recouvrir simplement d’eau oxygéné, les mettre au soleil, et attendre, en remuant régulièrement pour que les objets ne restent pas à la surface mais soient bien imprégnés. Pour les pièces plus grandes, là, il faut réaliser une sorte de gel, en mélangeant eau oxygénée et Maïzena, jusqu’à obtenir une consistance un peu pâteuse, et enduire les plastiques de cette pâte, toujours au soleil. 

Il vaut mieux être à l’air libre ou dans une pièce bien ventilée (avec protection des yeux et des mains), et le soleil agit sur l’ensemble de l'objet. Après un peu d'attente, entre une demi-heure et trois heures, l'objet jauni par le temps retrouve son blanc d'origine. 

Cuisine : le nouveau restaurant de William Ledeuil

William Ledeuil a ouvert son troisième restaurant à Paris, Kitchen Ter(re). Ter, car c’est sa troisième adresse à Paris, après le fameux Kitchen Galerie et le le Kitchen Galerie bis. Terre, c’est aussi un hommage à la terre que cultive un homme du côté de Cucugnan, dans les Corbières, un maître boulanger doublé d’un paysan engagé, Roland Feuillas, et c’est un cador en matière de blé. Le blé sans lequel il n’y évidemment pas de farine, donc pas de pain, donc pas de pâtes.

De ces farines, il tire donc des pâtes absolument sublimes que William Ledeuil met à l’honneur dans ce nouveau petit bistrot chic, entre l’Institut du Monde Arabe et la Mutualité. On vous les présente, ces pâtes, en début de repas, sur un petit plateau : les girolette à l’engrain, les crêtes de coq au blé Khorasan, les cargolette à base d’amidonnier noir, les caserecce à base d’épeautre et après, à vous de choisir les plats, toujours dans le style 

Ledeuil, qu’on sait très influencé par la cuisine asiatique qu’il s’est littéralement appropriée  et qu’il maîtrise sur le bout de la langue. Kimchi, tamarin, curry rouge, pistou thaï, voilà le genre de choses qu’on peut découvrir ici, avec, donc, les fameuses pâtes de Monsieur Feuillas, qui sont, sachez-le, très nourrissantes car élaborées à partir de bons blés pleins de bon gluten.

Le style Ledeuil n’est pas forcément dans l’épure, dans la simplicité à la toscane : on peut avoir le sentiment que les recettes mériteraient de laisser un peu plus de place aux pâtes, qu’on les découvre vraiment dans leur spécificité, dans leur texture, à l’aide de recettes un peu plus simples. Il faut compter 30 euros le menu pour un déjeuner.

Jardin : le sirop d'érable tout droit venu du Canada

L'’une des plus belles collections d’arbres de France, l’Arboretum des Barres, se situe près de Nogent sur Vernisson et c’est là qu'on peut se shooter aux couleurs d’automne. 35 hectares d’arbres, aux feuillages vert chantant et surtout rouge et jaune vibrants, parfaitement étiquetés et intelligemment commentés. 

Cette année on peut observer l'Acer Saccharum, le véritable érable du Canada, celui avec lequel on fait le sirop. C'est le plus goûtu des arbres il est originaire du Québec mais les Vilmorin ont réussi à l’acclimater dès le XIXème siècle dans leur fabuleux Arboretum des Barres que gèrent maintenant les Eaux et Forêts.

Cet arbre rougit en automne car presque toute la chlorophylle qui teintait en vert les feuilles a été récupérée en septembre par l’arbre et stockée dans les rameaux. Les autres teintes naturelles présentent dans la feuille et qui étaient masquées par le vert puissant de la chlorophylle, sont donc enfin visibles. Les rouges riants, les oranges scintillants, s’expriment enfin.

Le sirop d’érable, est la sève de l’arbre, une sève très particulière, incroyablement sucrée et que l’arbre ne fait qu’au réveil du printemps. En automne, comme tous les arbres, cet érable du Canada stocke le maximum de sucre produit par les feuilles dans ses racines, un bon matelas d’énergie qui sera bien utile au printemps. D’un coup, dès l’hiver fini, ses racines boivent sans fin, des litres et des litres d’eau transitent soudainement par ses racines.
Ils entraînent avec eux le sucre, comme un grand soda, parfumé aux sels de la terre et sucré à souhait qui monterait d’un coup dans l’arbre. On n’a plus qu’à percer le tronc pour puiser !

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