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Facebook : pourquoi le bouton "Je n'aime pas" est testé seulement dans Messenger

De nouvelles possibilités de réagir arrivent dans Messenger. Mais l'heure est toujours à la "positive attitude" sur Facebook.

Plus d'un septième de l'humanité est connecté à Facebook
Plus d'un septième de l'humanité est connecté à Facebook
Crédit : Sipa
Benjamin Hue
Benjamin Hue

Facebook va-t-il enfin se résoudre à introduire un bouton "dislike" ? Rien n’est moins sûr, mais après avoir toujours refusé de l’envisager jusqu’ici, le site de Mark Zuckerberg semble faire un pas dans cette direction. Réclamée de longue date par les utilisateurs du réseau social, la possibilité de réagir de manière négative va faire son apparition sur l'application Messenger. Selon les informations de TechCrunch, Facebook est en train d’expérimenter de nouvelles réactions sur son service de messagerie, dont le fameux pouce à l’envers. Une option inimaginable jusque-là sur une plateforme faisant de l’optimisme son maître-mot.

Mise à jour du 23 mars 2017 : Facebook vient d'annoncer le déploiement progressif de ces nouveaux emojis et l'intégration des mentions dans Messenger. Il sera bientôt possible d'interpeller directement un contact dans une discussion en tapant le symbole @ associé au nom de la personne en question.

Les mentions débarquent aussi dans Messenger
Les mentions débarquent aussi dans Messenger
Crédit : Facebook

"Nous testons toujours des façons de rendre Messenger plus fun et plus intéressant. Dans ce petit test, nous avons permis aux utilisateurs de partager l’emoji qui représente le mieux le sentiment que leur procure un message", a expliqué une porte-parole de Facebook au média américain.  

Facebook teste de nouvelles émotions sur Messenger
Facebook teste de nouvelles émotions sur Messenger
Crédit : TechCrunch

Parmi les emoji hilares, tristes ou amoureux habituels, les utilisateurs de Messenger retrouveront donc un bouton "Je n’aime pas", symbolisé par un pouce tourné vers le bas, et un emoji colérique. Ces émotions pourront être utilisées par les utilisateurs concernés par le test pour réagir à des messages sur la plateforme. Un compteur affichera le nombre de fois où un emoji a été utilisé par les différents membres de la discussion. Si les tests sont concluants, la fonction pourra être déployée aux utilisateurs du monde entier.

Une option de sondage limitée à Messenger

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La portée de cette nouvelle fonction s’annonce d’ores et déjà limitée. Ces réactions négatives seront forcément cantonnées à la sphère privée car les discussions Messenger ne peuvent pas être diffusées publiquement. Selon TechCrunch, dont le journaliste a échangé avec le géant américain, Facebook voit davantage ces boutons négatifs "comme un bouton ‘non’ que comme un bouton "Je n'aime pas". Comme "les gens utilisent souvent Messenger pour planifier et se coordonner", ces réactions seront "utiles pour des votes et une logistique plus rapides", indique l’entreprise.

Sur Facebook, les actions se sont toujours concentrées sur les interactions sociales positives. Pendant les sept premières années, les utilisateurs pouvaient seulement choisir entre apposer un commentaire ou cliquer sur le pouce bleu du bouton "J’aime" afin de marquer leur soutien avec une publication. Le réseau social a fini par élargir sa palette de réactions fin 2015 en intégrant cinq émotions supplémentaires sous la forme d’emojis représentant l’amour, l’hilarité, l’étonnement et surtout la tristesse et la colère, deux émotions négatives. 

Pour Facebook, le bouton "dislike" est un frein à l'engagement

Ces deux emojis servent à marquer l’empathie et permettent aux utilisateurs de réagir à des contenus évoquant des drames. Mais ils n’ont pas la valeur d’un "dislike" car ils ne dissuadent pas les gens de réagir. Dans une interview fin 2015, Mark Zuckerberg justifiait l’absence de bouton "Je n'aime pas" par la volonté de ne pas voir sa plateforme se transformer "en un forum où les gens votent pour ou contre les publications des gens". La possibilité de réagir à des statuts par l’intermédiaire d’un bouton "Je n’aime pas" pourrait pousser les gens à davantage réfléchir à ce qu’ils postent et constituer, in fine, un frein à l’engagement et au modèle économique de Facebook fondé sur la publicité.

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