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18 mai 2038 : imaginons, nous promener dans le nouveau "Blanche Neige"

Sensation au Festival de Cannes. Dans la version rénovée du film de Walt Disney, on peut même empêcher l'héroïne de manger la pomme de la sorcière. Cela ne plaît pas à tout le monde.

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18 mai 2038 : promenons-nous physiquement dans le nouveau "Blanche Neige" Crédit Image : DR | Crédit Média : Martial You | Durée : | Date : La page de l'émission
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Martial You et Loïc Farge

En cette année 2038, le film Blanche Neige et les 7 nains fête ses cent ans. Pour l'occasion, les Studios Disney soignent l'événement. La foule se presse au pied du tapis rouge. C'est la sensation de la quinzaine du Festival de Cannes. Pour la première fois de l'histoire, les spectateurs vont pouvoir entrer dans le film. Bien au-delà de la 3D. Ils deviennent des acteurs au cœur du film. Pour cela, ils chaussent leurs lunettes de réalité virtuelle. Ils peuvent quitter le film qu'ils connaissent pour regarder ailleurs, ou même empêcher Blanche-Neige de manger la pomme que lui tend la sorcière.

On peut décider de suivre tel ou tel nain si ça nous fait plaisir et vivre l'aventure comme si on était à sa place. À la sortie, tout le monde a le sentiment d'avoir vu son propre film. Même si, quoi qu'on fasse, il y a un moment où Blanche-Neige finit par se faire empoisonner. Heureusement, le prince charmant aussi trouve toujours un moyen de venir embrasser sa douce.

Tout se prépare depuis quinze ans. Depuis que Disney, via LucasFilm et Pixar, a décidé d'acheter le géant du jeu vidéo Electronic Arts. Le film est devenu une succession d'histoires possibles. C'est le triomphe des scénaristes qui sont maintenant les mieux payés et les plus nombreux sur un long métrage. Car il faut inventer une histoire pour chaque personnage secondaire. Sincèrement, Dormeur et Joyeux étaient beaucoup moins présents dans le film de départ que Simplet ou Grincheux.

Haro sur les "sandbox"

Mais les acteurs et les réalisateurs, eux, ne l'entendent pas du tout de cette oreille. Des réalisateurs organisent une manifestation sur la Croisette pour dire "non" à cette façon de créer des films à tiroir. Ils surnomment ces films des "sandbox" (des bacs à sable). "Un film, c'est un point de vue. Un film c'est un regard, un cri, une colère, un acte d'amour d'un réalisateur", clame Charles Goldwin, de l'association des "Réalisateurs en colère". "Le réalisateur vous prend par la main, par le cœur, par les émotions. Si le spectateur décide où il vagabonde dans un film. Où est l'art ?", peste-il encore.

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Les acteurs, eux, ne jouent plus dans les films. Ils tournent des scènes devant des caméras intelligentes, et on crée ensuite des hologrammes parfaits qui reproduisent toutes les postures et toutes les émotions par ordinateur. Cela permet d'inventer une multitude de situations possibles, de décors afin que le spectateur soit vraiment plongé dans le film et puisse s'y promener

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