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Mieux manger plutôt que taxer le sucre : le coup de gueule de Jimmy Mohamed

Taxer les produits sucrés n'aidera pas à faire mieux manger les Français, estime Jimmy Mohamed. Le médecin plaide pour davantage de pédagogie, des prix plus accessibles et une vraie prévention contre le "mauvais sucre".

Des bouteilles de Coca Cola dans une épicerie le 24 avril 2023 à San Rafael, Californie.

Crédit : JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Pourquoi la taxe sucre ne fonctionnera pas

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Pourquoi la taxe sucre ne fonctionnera pas

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Jimmy Mohamed - édité par La rédaction numérique de RTL

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Le gouvernement propose d'introduire une taxe sur certains produits sucrés pour 2027. Une mesure qui devrait rapporter 200 millions d'euros de recettes. L'État défend son projet en invoquant la hausse de l'obésité et du diabète dans le pays.

En France, on considère qu'un problème égale une taxe. Or, mieux manger requiert deux choses : de l'éducation et du pouvoir d'achat. Si le prix de l'essence est au cœur de l'actualité en ce moment, l'alimentation n'a jamais coûté aussi cher, d'autant que bien manger est de plus en plus onéreux. Conséquences, la population se tourne vers des produits ultra transformés et donc plus sucrés. 

Le sucre favorise l'obésité, qui est aussi un reflet des inégalités sociales. Plus on descend dans l'échelle socio-économique, plus l'obésité augmente. Il s'agit donc de rendre les bons aliments attractifs économiquement plutôt que de taxer les produits sucrés, auquel cas le problème ne sera pas réglé.

S'éduquer à bien manger, fuir les boissons sucrées

Le deuxième élément est l'éducation. Il faudrait proposer des cours d'éducation nutritionnelle à l'école primaire, afin d'apprendre aux enfants ce qu'est un sucre ou une protéine, comment décrypter une étiquette ou même comment cuisiner. Permettre aux Français de mieux manger et aux enfants de comprendre la nutrition serait plus efficace que de taxer le sucre de façon un peu simpliste.

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Il ne s'agit pas non plus de diaboliser le sucre, car le corps a besoin de glucose pour fonctionner. En réalité, trois facteurs sont à respecter : la quantité, la fréquence et la forme selon laquelle on en consomme. 

Par exemple, le sucre présent dans un fruit ne pose aucun problème. Le problème vient de celui ajouté dans les boissons, les biscuits ou les céréales. Un bon goûter peut donc se composer d'un produit laitier, d'un vrai fruit et d'un produit céréalier. C'est de cette manière qu'on rééduque les personnes à mieux manger et qu'on lutte contre l'obésité.

Se déshabituer du mauvais sucre

Pour réduire sa consommation, il faut apprendre à se déshabituer : le sucre appelle le sucre et rend notre palais dépendant. L'urgence reste le sucre liquide, dont les boissons sucrées. Il faut également apprendre à lire les étiquettes des produits que les industriels n'explicitent pas toujours. 
Il est aussi important de rééduquer son palais, sans forcément aller vers des faux sucres. Enfin en cas d'addiction, des spécialistes peuvent aider à se sevrer du sucre.

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