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Wauquiez, Macron : "Ras-le-bol de tous ceux qui assument !", lance Nicolas Domenach

BILLET - Autrefois, les dirigeants politiques avaient plutôt tendance à fuir leurs responsabilités, ce qu’on leur reprochait. Aujourd'hui, d'Emmanuel Macron à Laurent Wauquiez, ils ne cessent de répéter qu'ils assument ! Faut-il les croire ? "Certainement pas !", clame Nicolas Domenach.

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Wauquiez, Macron : "Ras-le-bol de tous ceux qui assument !", lance Nicolas Domenach Crédit Image : AFP / Étienne Laurent | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Nicolas Domenach
Nicolas Domenach et Loïc Farge

Ce "j'assume" dont ils se gargarisent, c'est une posture, une entourloupe, et même une entourloupette. Au jeu de bonneteau lexical, vous vous faites avoir à tous les coups.

Certes, on n'en pouvait plus de ces puissants qui refusaient de rendre des comptes. Alors, on pourrait croire qu'il y a du mieux, quand les uns et les autres semblent prendre publiquement la responsabilité de leurs actes. Mais ce n'est que du cinéma. Ils n'assument pas, ils escamotent, ils trompent la galerie, tout en roulant des mécaniques.

Ce verbe "assumer", c'est une sorte de chiffon commode et un drapeau de respectabilité. Il permet d'effacer ses fautes, tout en se donnant le beau le rôle. Ce mot est devenu une véritable ardoise magique qui sert à vous faire briller, mais qui ne signifie absolument pas que vous reconnaissez vos fautes.

Wauquiez a assumé... en marche arrière

Exemple : Laurent Wauquiez s'est fait choper pour les vulgarités et les méchancetés proférées devant des étudiants lyonnais contre ses compagnons et le reste du monde. Comme il ne pouvait pas nier, le président des Républicains s'est contenté de coqueriquer "J'assume ! J’assume !". Mais avez-vous véritablement compris ce que ce coq nous chantait-là ?

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Laurent Wauquier voulait signifier qu'il n'entendait pas se dédire. Sauf qu'il a assumé... en marche arrière ! Il a présenté ses plates excuses à Nicolas Sarkozy. Puis, il a pris garde à ne plus insulter Alain Juppé. De même s'est-il momentanément abstenu de récidiver dans la forfanterie infantile. Comme lorsqu'il expliquait que si Macron retroussait ses manches c'était pour faire comme lui.

Ce "j'assume" se veut un assommoir de la critique, comme lorsque Emmanuel Macron assure qu'il assume face à quelques gentes dames âgées qui se plaignaient qu'on ponctionne leurs petites retraites.

Au raisonnement économique implacable du Président, qui explique que les anciens doivent aider leurs petits-enfants, s'ajoute alors ce recours au truc magique qui veut tout dire et rien dire, mais cloue le bec.

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