1 min de lecture Jean-François Copé

Bygmalion, Sarkozy, Buisson : les affaires judiciaires qui assombrissent l'année électorale de l'UMP

Les écoutes de Patrick Buisson, les accusations qui pèsent sur Nicolas Sarkozy et les surfacturations de Bygmalion ont compliqué la préparation des élections municipales et européennes de l'année.

Jean-François Copé. (archives)
Jean-François Copé. (archives) Crédit : AFP / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT
Romain Renner
Romain Renner
Journaliste RTL

Cette année 2014 devait être électorale mais elle sera également judiciaire. Comme si la perspective de mener trois campagnes en douze mois - municipales, européennes et sénatoriales - ne suffisait pas, l'UMP se débat depuis plusieurs mois avec plusieurs affaires qui perturbent grandement la préparation des scrutins.

C'est en mars que les ennuis ont véritablement commencé. D'abord ébranlée par la révélation de l'existence d'enregistrements clandestins de Nicolas Sarkozy réalisés par Patrick Buisson, l'opposition ne tarde pas à recevoir un deuxième coup de massue avec une histoire de surfacturation des prestations de la société Bygmalion auprès de l'UMP.

Bygmalion, Sarkozy et Buisson

A cela viendront s'ajouter des accusations de violation du secret de l'instruction et de trafic d'influence de la part de Nicolas Sarkozy. A quelques semaines des municipales, l'UMP verra son message brouillé, laissant craindre une véritable catastrophe. Un scénario catastrophe qui ne se vérifiera finalement pas, l'opposition raflant la mise lors des deux tours de scrutin pour écraser son rival socialiste.

Mais les affaires ne s'arrêtent pas aux frontières d'une victoire, fut-elle incontestable. Si les cas Buisson et Sarkozy ne connaissent pas, pour le moment, de remous susceptibles de venir déranger l'UMP, c'est l'affaire Bygmalion qui vient à nouveau frapper à la porte du parti de Jean-François Copé.

L'UMP vacille

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Préférant attendre la semaine prochaine - après les européennes, donc - pour mener une enquête et s'exprimer sur le fond de l'affaire, le président du parti ne peut toutefois pas empêcher ses collègues de s'exprimer et réclamer des éclaircissements.

Alors qu'il affirme se "réjouir" de la tenue d'une enquête et "remercie la presse" d'avoir rendu public certaines informations, nul doute que Jean-François Copé aurait préféré gérer ses européennes sans cette épée de Damoclès qui menace le fragile équilibre de sa formation.

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