2 min de lecture Thomas Thévenoud

Thomas Thévenoud : "Tout le monde s'est foutu de ma gueule"

L'ancien secrétaire d'État, forcé à démissionner à cause de retards avec le fisc, se repentit dans une interview à "l'Opinion" dans laquelle il déplore l'attitude de François Hollande à son égard.

Thomas Thévenoud le 27 août 2014 à L'Elysée (archives).
Thomas Thévenoud le 27 août 2014 à L'Elysée (archives). Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

Thomas Thévenoud le certifie : "J'ai corrigé mes erreurs". Dans une interview accordée à l'Opinion , publiée mercredi 23 septembre, l'ancien secrétaire d'État chargé du commerce extérieur revient sur cette tornade politico-médiatique qui s'est abattue sur lui il y a un an. Nommé au gouvernement le 24 août 2014, il avait dû démissionner neuf jours plus tard seulement pour avoir eu un problème de conformité avec le fisc. Durant trois ans, il n'avait pas réglé à temps ses impôts.

Par la suite, la presse avait également souligné des impayés concernant son loyer. Pour justifier ces retards, Thomas Thévenoud avait alors évoqué une "phobie administrative", une expression largement raillée et même devenue culte : "Tout le monde s'est foutu de ma gueule, lance-t-il. Évidemment, c'était une connerie de communication, il ne fallait pas le dire. Mais plein de gens m'ont aussi écrit. Ce mal existe, il y a des gens à qui cela a fait du bien que j'en parle. On m'a écrit pour me dire : "Vous avez su mettre des mots". C'est sorti de moi, enfoui de je ne sais où !"

Hollande n'était pas obligé de s'essuyer les pieds sur moi

Thomas Thévenoud
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Au moment de la polémique, la classe politique a fait pression pour que le député de Saône-et-Loire quitte l'Assemblée nationale. Ce qu'il a refusé de faire. "Ils m'ont tous dit : 'Il vaut mieux que tu t'en ailles maintenant, parce que personne ne te connaît'. Et après, ils ont fait ma pub", raconte-t-il sans oublier que le président François Hollande l'avait sévèrement attaqué devant la presse en déclarant qu'il n'était pas "digne" de rester député. "OK, ils m'ont mis dehors du gouvernement, mais Hollande n'était pas obligé de s'essuyer les pieds sur moi. On a mis une barrière autour de nous mais ma femme et moi n'avons tué personne !", déplore-t-il.

À 41 ans, Thomas Thévenoud reconnaît en tout cas qu'il n'était pas suffisamment préparé à entrer dans la machine gouvernementale et à affronter une telle polémique : "J'avais poussé par les feuilles et non pas par les racines. J'étais trop faible, trop fragile, trop nouveau, pas assez enraciné et pas assez soutenu (...) Tout individu connaît un moment de dysfonctionnement. La nature humaine est ainsi faite". Un an après, il semble même prêt à se soumettre de nouveau au suffrage universel, à l'occasion des élections législatives de 2017. "Je suis nickel", assure-t-il.

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