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Saint-Étienne-du-Rouvray : "Nous sommes encore un peu en deuil", dit l'archevêque de Rouen

REPLAY - Cinq mois, presque jour pour jour, après l'attentat à Saint-Étienne-du-Rouvray, monseigneur Dominique Lebrun décrit des plaies difficiles à cicatriser pour l'Église.

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Saint-Étienne-du-Rouvray : "nous sommes encore un peu en deuil", dit l'archevêque de Rouen Crédit Image : Francois Mori/AP/SIPA | Crédit Média : Bernard Poirette | Durée : | Date :
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Bernard Poirette
Bernard Poirette et Clémence Bauduin

"Nous sommes encore un peu en deuil, comme toutes les familles qui peuvent vivre un drame." En ce jour sacré pour les chrétiens, Dominique Lebrun, Archevêque de Rouen, revient sur le drame de Saint-Étienne-du-Rouvray survenu au cours de l'été. Dans une attaque revendiquée par Daesh, deux terroristes avaient assassiné un prêtre lors de l'office, avant d'être abattus. "Le curé et les responsables de la paroisse ont bien réfléchi. Ils souhaitent vivre de manière ouverte à tous les habitants de Saint-Étienne-du-Rouvray qui le désirent. Ce sera, comme toujours, une célébration ouverte, parce que l'amour n'a pas de limites", poursuit monseigneur Lebrun.

Sécurité oblige, pour la deuxième année consécutive, les lieux de cultes sont placés sous la protection de la police et de l'armée. "Nous accueillons bien volontiers la protection que l'État souhaite apporter aux lieux de culte, affirme l'archevêque. Nous n'avons pas de demande particulière. D'ailleurs, il est impossible de protéger toutes les églises. Mais évidemment, il faut prendre les moyens d'éradiquer ce mal. Il faut protéger les citoyens."

Les fidèles, selon lui, éprouvent un réel sentiment d'inquiétude. "Plusieurs personnes me disent 'j'y pense', mais ça ne les empêche pas de venir à l'église, et heureusement", affirme Dominique Lebrun. En des temps difficiles pour les chrétiens d'Orient, l'archevêque confie avoir une pensée particulière pour eux. "Jésus est né sous occupation, il n'y avait pas de place pour lui à l'auberge, c'est comme s'il était né au 115. Nous connaissons cet élan du cœur, à la fois pour ceux qui vivent au plus près et ceux qui vivent au plus loin. Cette année, nous avons une pensée toute particulière pour ces chrétiens d'Alep, de Mossoul", déclare le religieux. Fait incroyable, une messe aura lieu dans la cathédrale maronite d'Alep, partiellement détruite ce 24 décembre.

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