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VIDÉOS - Remaniement gouvernemental : les sorties choc de Manuel Valls

VIDÉOS - Le nouveau premier ministre est un habitué des coups de sang. Un trait de caractère qui contrastera avec le calme de Jean-Marc Ayrault.

Manuel Valls
Manuel Valls Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Romain Renner
Romain Renner
Journaliste RTL

C'est à 15h00 ce mardi 1er avril que Manuel Valls succédera à Jean-Marc Ayrault à la tête du gouvernement. Outre le changement d'homme, c'est également un changement de caractère qui s'opère à Matignon. Calme et maître de ses émotions, Jean-Marc Ayrault cède la place à une personnalité bouillante, prompte à exprimer ouvertement ses coups de sang et ses désaccords.

Des colères

Manuel Valls est un caractériel sur les pieds duquel il faut éviter de marcher. Il aura notamment eu l'occasion de le prouver lors des débats du mariage pour tous. Alors qu'Étienne Blanc (UMP) remet en cause le gouvernement, le ministre de l'Intérieur s'emporte et fustige la "violence" de l'opposition face "aux députés, au gouvernement, aux couples homosexuels". Le tout sous les applaudissements fournis des députés de la majorité.

Le nouveau premier ministre avait déjà fait preuve de la même propension à exploser face aux attaques. Lors de l'émission Des Paroles et Des Actes, celui qui était alors un simple élu reproche aux journalistes de s'en prendre au Parti socialiste au moment de l'affaire DSK.

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"En quoi je me sentirai moi, moralement ou sur le plan de l'éthique, atteint par ce qui est en train de se passer ? Mais pourquoi vous me posez cette question ? Parce que je serais complice ?" s'énerve-t-il. Est-ce qu'on se rend compte que l'on crée les conditions d'une rupture profonde entre les citoyens et la classe politique ?"

Plus récemment, lors de l'un de ses derniers déplacements en tant que ministre de l'Intérieur, Manuel Valls prend le temps de rabrouer publiquement un pompier qui refuse de lui serrer la main : "Quand vous êtes devant un ministre de l'Intérieur, devant un représentant de l'État, devant un membre du gouvernement, je vous invite à vous comporter comme un sapeur-pompier ! Il y a une hiérarchie chez les sapeurs-pompiers, et vous devez la respecter !"

Des oppositions au PS

Mais ce sont également les convictions de Manuel Valls qui font parler de lui. Son passage place Beauvau laissera le souvenir d'un ministre adoptant des positions parfois très éloignées de celles du Parti socialiste. Mais, soutenu par le gouvernement, l'ancien maire d'Évry gardera toujours les coudées franches pour exprimer ses positions.


Ses déclarations concernant les Roms provoqueront d'ailleurs un premier clash avec Cécile Duflot, une ministre qui a annoncé son départ du gouvernement à l'annonce de la nomination de Manuel Valls à Matignon. "Ces populations ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation avec les populations locales. C'est illusoire de penser qu'on réglera le problème des populations roms à travers uniquement l'insertion", assure-t-il notamment sur France Inter, en septembre dernier.

C'est également à la fin de l'été 2013 que Le Monde rendra public un courrier dans lequel Manuel Valls exprimera à François Hollande ses réserves à propos de la réforme pénale de sa collègue, Christiane Taubira. "Cette peine de probation ne présente pas beaucoup d'avantages par rapport aux peines actuelles", écrit-il alors.

Des polémiques

Mais à force de dire ce qu'il pense, Manuel Valls provoque aussi quelques polémiques. Alors que le Congrès de Reims déchire le Parti socialiste, tiraillé par les soupçons de tricherie, celui qui soutient Ségolène Royal menace de faire appel à la justice : "Il y aura bien évidemment des tribunaux qui seront saisis".


Une situation qui amènera Martine Aubry, nouvelle première secrétaire du parti, à lui demander de faire preuve de plus de solidarité ou bien de quitter le PS.

Maire d'Évry, il sera également amené à se justifier sur une phrase prononcée sur un marché de la ville. Alors qu'il se balade avec l'un de ses conseillers, l'édile se fend d'un "quelle belle image de la ville d'Évry ! Tu peux me mettre quelques Blancs, quelques White, quelques Blancos ?"

Réfutant toute idée de racisme, et évoquant une "petite manipulation", Manuel Valls justifiera sa position : "Je veux lutter contre le ghetto. On met les gens les plus pauvres, souvent issus de l'immigration, dans les mêmes villes, les mêmes quartiers".

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2014-04-01 13:23:00
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