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Réformes : quand l'inquiétude gagne la majorité présidentielle

L'exécutif entend tenir le cap des réformes malgré une popularité en berne. Cela grince un peu des dents au sein du groupe parlementaire La République En Marche, où les inquiétudes affleurent.

Pauline de Saint-Remy Les Indispensables Pauline De Saint-Rémy
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Réformes : quand l'inquiétude gagne la majorité présidentielle Crédit Image : AFP / BERTRAND GUAY | Crédit Média : RTL | Date :
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Pauline de Saint-Remy
Pauline De Saint-Rémy
et Loïc Farge

Les annonces du premier ministre Édouard Philippe - notamment sur les heures supplémentaires - ne vont pas forcément suffire à casser l'image de "président des riches" qui colle à Emmanuel Macron. La majorité s'en inquiète.

"On va devoir convaincre que ce qu'on fait n'est pas destiné à une caste ; 70% des Français pensent qu'on fait une politique pour les riches". Voilà comment, dans l'entourage proche d'Édouard Philippe, on me résumait en fin de semaine dernière (en "off", bien sûr !), l'objectif politique de l'exécutif pour l'année qui vient.

Si je vous parle de cette petite phrase, qui a le mérite de la transparence, c'est qu'elle est assez éloignée du discours officiel du moment. Les sondages du président de la République, en particulier, ont beau être en berne, et les prévisions de croissance ont beau se tasser, elles aussi, Emmanuel Macron la joue "droit dans ses bottes", comme le titrait le journal Le Monde la semaine dernière.

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L'entourage du chef de l'État le martèle : il ne souhaite pas changer de stratégie, et encore moins ralentir le rythme des réformes. Le programme d'ici à l'été prochain est chargé, avec celles de l'hôpital, des retraites, de l'assurance-chômage avec le plan pauvreté. Et j'en passe.

"Manque d'empathie"

Justification avancée par le député Gilles Legendre, vice-président du groupe La République En Marche à l'Assemblée (toujours dans Le Monde) : "Il n'y aurait rien de pire de donner le sentiment que nous adaptons nos ambitions à la conjoncture".

Alors bien sûr certains, comme Jean Pisani-Ferry (l'artisan du programme présidentiel d'Emmanuel Macron), notent, quoi qu'en dise le chef de l'État, "un virage" dans la politique budgétaire du gouvernement. Dans L'Opinion (daté du lundi 27 août), Jean Pisani-Ferry explique que les annonces d'Édouard Philippe dimanche montrent bien "un recentrage des aides sur les bas revenus".

Pas sûr, pour autant, que cette légère inflexion suffise ne serait-ce à calmer l'inquiétude qui pointe au sein de la majorité présidentielle. Certains se plaignent notamment, hors micro, du peu d'empathie affiché, selon eux, par le président de la République envers les Français.

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