3 min de lecture Primaire Les Républicains

Primaire Les Républicains : les modalités des candidatures critiquées à un mois du dépôt des parrainages

ÉCLAIRAGE - Afin de déposer sa candidature à la primaire Les Républicains, les candidats doivent être soutenus par 250 élus et 2.500 adhérents à jour dans leur cotisation.

Nathalie Kosciusko-Morizet et Nadine Morano ont dénoncé les conditions de candidature à la primaire LR
Nathalie Kosciusko-Morizet et Nadine Morano ont dénoncé les conditions de candidature à la primaire LR Crédit : Miguel MEDINA / AFP STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Le compte à rebours s'est enclenché pour les candidats à la primaire Les Républicains. Le 9 septembre prochain marque le dépôt des déclarations de candidatures. Chaque candidat doit déposer le parrainage de 250 élus dans 30 départements, dont 20 parlementaires et de 2.500 adhérents du parti à jour dans leur cotisation. À l'heure actuelle, treize personnalités politiques ont annoncé leur participation au scrutin et commencent à recueillir les soutiens. 

Le temps presse d'autant plus pour Nicolas Sarkozy. Le président des Républicains n'a toujours pas dévoilé son intention de participer à la primaire de son parti. Dans le cas d'une candidature, l'ancien président de la République a jusqu'au 25 août pour se déclarer officiellement. C'est à cette date qu'il doit démissionner de la tête des Républicains, afin de pouvoir se présenter au scrutin.

Un fichier des adhérents LR indisponible pour les candidats

La question des parrainages à un mois de la date butoire devient de plus en plus pressante. À l'antenne de RTL, Nadine Morano a assuré détenir "un peu plus" de parrainages que les deux tiers annoncés par Nathalie Kosciusko-Morizet. Néanmoins, l'eurodéputée a fustigé les modalités d'organisation de la primaire Les Républicains, en pointant le "paradoxe" entre une "primaire ouverte à l'électorat de droite et du centre" et un accès à la primaire conditionné par "230 parrainages d'élus locaux pas spécialement encartés (...) et 2.500 adhérents à jour de cotisation". Nadine Morano critique le fait de ne pas avoir accès au fichier contenant les informations sur les adhérents à jour ou non de cotisation. L'ancienne ministre n'est pas la première à critiquer la primaire Les Républicains.

Nathalie Kosciusko-Morizet a aussi fait part de ses craintes et va même jusqu'à accuser son parti de vouloir "limiter l'accès à la primaire plutôt que de l'ouvrir". Au Journal du Dimanche, elle ajoute que "c'est extrêmement difficile. Il y a quelque chose d'assez scandaleux : on nous demande, à nous candidats, d'aller chercher 2.500 parrainages d'adhérents sans avoir le fichier des adhérents, donc sans connaître leur adresse, ni leur mail, rien". "Nous, nous n'avons pas les listings des adhérents, mais je connais des gens qui ont adhéré au parti au mois de juin et qui, 15 jours plus tard, recevaient des mails de l'Association des amis de Nicolas Sarkozy les invitant à parrainer Nicolas Sarkozy, pas encore candidat", poursuit-elle.

Au micro de RTL, Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine, en charge de l’organisation de la primaire rappelle ces règles "ont été soumises au vote du bureau politique qui a l'unanimité, dont Nadine Morano et Nathalie Kosciuko-Morizet ont voté pour. Les adhérents ont reçu le formulaire. Il ne faut pas critiquer les règles quand on a du mal à avoir des résultats". 

La position silencieuse de Nicolas Sarkozy

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La position encore floue de Nicolas Sarkozy concernant sa participation ou non à la présidentielle et donc à la primaire sème le trouble chez les candidats déclarés au sein des Républicains. En mai dernier, Nicolas Sarkozy avait fait approuver une modification des règles de la primaire. Le vote des Français se trouvant à l'étranger, initialement prévu par Internet, a été modifié pour se faire par papier. Colère des autres candidats à l'image des proches d'Alain Juppé, de François Fillon et de Bruno Le Maire qui avaient qualifié cette démarche de "coup de force". "On arrive à une situation très préoccupante. Il est inenvisageable que deux millions de Français soient priuvé du droit de vote", déclarait Alain Juppé à l'antenne de RTL.

Le 21 juillet dernier, la Haute autorité pour la primaire de la droite a tranché en donnant tort au président des Républicains. "Les conditions n'étaient pas remplies" pour un vote mixte, comprenant le vote papier et le vote électronique, "au regard de la charte de la primaire". Face à cette polémique, Thierry Solère avait pointé des questions de sécurité des ressortissants français, dans le contexte actuel. 

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Primaire Les Républicains : "Il ne faut pas critiquer les règles quand on a du mal à avoir des résultats", dit Thierry Solère Crédit Image : RTL | Crédit Média : Caroline Haine | Durée : | Date :
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