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Primaire des Républicains : "Il y a dans le Juppé de 2015 du Fillon de 2006", décrypte Alba Ventura

REPLAY - REPLAY / ÉDITO - Le maire de Bordeaux a dévoilé son programme pour 2017. Un catalogue très proche de ses concurrents engagés dans la course à la primaire à droite.

Alba Ventura
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Crédit : RTL
Primaire des Républicains : "Il y a dans le Juppé de 2015 du Fillon de 2006", décrypte Alba Ventura
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Primaire des Républicains : "Il y a dans le Juppé de 2015 du Fillon de 2006", décrypte Alba Ventura
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Alba Ventura & Loïc Farge

Suppression des 35 heures et de l'ISF, allègement de la fiscalité des PME, retraite à 65 ans... Invité du Grand Jury, dimanche 4 octobre sur RTL, Alain Juppé a dévoilé des propositions guère différentes de celles qu'avancent ses adversaires de la primaire de son parti. Franchement, cela se joue à quelques virgules ou à quelques nuances. On est grosso modo sur les mêmes projets. D'ailleurs il y a dans le Juppé de 2015 du Fillon de 2006, lorsque ce dernier écrivait : "La France peut supporter la vérité". Il y avait dans le Fillon de 2006 du Juppé de 1995. Et au milieu de tout ça, un peu de Sarkozy de 2007. Après, c'est vrai qu'une fois au pouvoir la droite ne fait pas toujours ce qu'elle dit.

Mais franchement aujourd'hui, chez les candidats des Républicains à la primaire il y a clairement l'idée qu'il va falloir travailler plus, qu'il va falloir mettre le cap sur les entreprises et que la médecine n'est pas gratuite (c'est ce qu'Alain Juppé déclare en disant vouloir supprimer le tiers-payant généralisé). La droite, c'est la droite : il y a une cohérence. Autant la gauche ne sait plus où elle habite en matière économique, autant à droite on est globalement sur la même ligne. Les différences sont marginales.

Juppé barre à droite sur le régalien

Ce copier-coller ne dérange pas Alain Juppé. Tout son travail est de montrer qu'il est de droite. C'est : "Hou-hou, je suis bien de droite ! Ce n'est pas parce que la gauche m'aime bien que je ne suis pas de droite". Toute sa démonstration repose sur l'idée de montrer qu'il n'est pas qu'un leader de centre-droit un peu mou, mais qu'il incarne une droite raisonnable, pondérée mais ferme. Cela ne peut pas suffire. C'est pour ça qu'il barre plus à droite sur le régalien (sur toutes les questions d'immigration et de sécurité). Il sait qu'il ne peut pas se couper d'une partie de l'électorat de droite. Il sait aussi que Nicolas Sarkozy a déjà préempté ces sujets-là.

Tous les adversaires d'Alain Juppé font en ce moment le pari que l'ancien premier ministre va se retrouver décalé par rapport aux turbulences que traverse la France. Lui fait un autre pari : toute son équation repose sur un ton différent, un tempérament plus modéré et un comportement moins brutal, qui pourront séduire au-delà de la droite (le centre, les déçus de François Hollande, et pourquoi pas même les électeurs du Front national). Comment ne pas apparaître clivant et sectaire, tout en se montrer "viril", c'est tout l'objectif d'Alain Juppé.

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Pourquoi Jean-Louis Borloo n'a pas été nommé à Matignon du temps de Nicolas Sarkozy ? On a dit que l'ancien ministre de l'Écologie n'avait pas montré suffisamment d'envie, qu'il n'était sur les mêmes positions que le Président. Cette question a été posée par une jeune député Les Républicains à Nicolas Sarkozy directement. La réponse de ce dernier : "Jean-Louis je l'aime beaucoup, mais je n'aurais pas supporter de nommer un premier ministre qui ne me réponde pas au téléphone".

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