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Primaire de la gauche : la dépénalisation du cannabis divise les candidats

Le deuxième débat en vue de la primaire de la gauche a été l'occasion de connaître la position, parfois floue, des candidats sur ce sujet controversé.

Les candidats sur le plateau du second débat en vue de la primaire de la gauche, dimanche 15 janvier
Les candidats sur le plateau du second débat en vue de la primaire de la gauche, dimanche 15 janvier Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Clémence Bauduin
Clémence Bauduin
Journaliste

Pour ou contre la dépénalisation du cannabis ? Chez les candidats de la primaire de la gauche, comme chez ceux de la primaire de la droite quelques mois plus tôt, cette question divise les adversaires. Si Manuel Valls affirme sans détour n'être "pas d'accord pour la légalisation et encore moins pour la dépénalisation", Sylvia Pinel se dit, elle, favorable à cette mesure. La candidate de la primaire de la gauche met en avant un "enjeu de sécurité". "Aujourd'hui, les trafics et les réseaux polluent les lycées et les quartiers. (...) Contrairement à Benoît Hamon, je pense qu'il faut redéployer les forces de l'ordre mobilisées sur ce problème pour les mettre sur d'autres missions, notamment concernant d'autres trafics de stupéfiants ou la lutte contre le terrorisme", préconise-t-elle.

De la même manière, Arnaud Montebourg, qui exprime "quelques réticences" sur le sujet du fait de la nocivité de la drogue et des "dégâts réels" qu'elle provoque, estime dans le même temps que la légalisation du cannabis pourrait permettre d'améliorer le problème de la "submersion des pouvoirs publics". "Il serait utile que les citoyens soient associés à ce débat", préconise-t-il, sans pour autant aller jusqu'au référendum. Dans une réponse là aussi en demi-teinte, François de Rugy propose "qu'on fasse une loi pour 5 ans. on reviendra au système ancien" en cas de succès. Sinon, on fera publier la loi."

Jean-Luc Bennahmias reconnaît pour sa part qu'il lui est "arrivé de fumer du cannabis". Ce dernier dénonce "40 ans d'hypocrisie", en évoquant notamment les "festivals où la consommation de cannabis et ses dérivés" est connue. S'il se dit "pour l'interdiction aux mineurs", Jean-Luc Bennahmias dérive sur l'intérêt du cannabis thérapeutique pour les personnes atteintes de Parkinson ou de sclérose en plaques, "qui achètent aujourd'hui des produits sur Internet de manière illégale". Comme Sylvia Pinel ou Arnaud Montebourg, il avance l'argument selon lequel "notre police a autre chose à faire que de s'occuper de petits dealers et de petits fumeurs".

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