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Primaire de la gauche : "Il y a beaucoup de coqs dans le poulailler", constate Alba Ventura

ÉDITO - L'ancien ministre de l'Éducation Vincent Peillon entre dans la primaire de gauche. Autrement dit, la volière socialiste.

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Alba Ventura sur la primaire de la gauche : "Il y a beaucoup de coqs dans le poulailler" Crédit Image : SIPA | Crédit Média : RTL.fr | Date :
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L'invite´ de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura et Loïc Farge

Vincent Peillon entre à son tour dans la danse. L'ancien ancien ministre de l'Éducation a annoncé dimanche 11 décembre sur France 2 sa candidature à la primaire de la gauche. Mais que diable va-t-il faire dans cette galère ? On se le demande. Lui qui avait disparu de la circulation depuis deux ans, retiré en Suisse où il était prof de philo. Lui qui avait confié en avril dernier, dans sa nouvelle vie d'auteur de romans policiers, qu'il ne briguerait plus aucun mandat.

Un  candidat, on l'aura compris, qui vient représenter les "Hollandais" orphelins de leur champion. Enfin qui vient surtout participer à la primaire pour ne pas laisser Manuel Valls seul à se revendiquer du bilan du président de la République. En réalité, Vincent Peillon est de retour pour prendre le parti. Après, plus tard. Pour empêcher les amis de Valls, ou ceux de Montebourg, de mettre la main dessus. C'est cela que Peillon a derrière la tête en passant par la primaire.

Vincent Peillon, le Chevalier Gambette

Cela commence à faire beaucoup de coqs dans le poulailler. Surtout qu'il n'y a plus aucune femme depuis le renoncement de Marie-Noëlle Lienemann. C'est comme ça qu'on les appelait au PS, les quadras de l'époque : "les petits coqs" (Valls, Montebourg, Hamon, Peillon). Si on reste dans le registre des volatiles, Vincent Peillon nous ferait plutôt penser à cet oiseau que l'on appelle le Chevalier Gambette. C'est un oiseau qui fréquente la Baie de Somme. C'est drôle, c'était son fief dans les années 2000. Le Chevalier Gambette c'est un oiseau migrateur. C'est ce qu'on appelle en ornithologie, un "visiteur d'hiver". Amusant, non ?

On pourrait en faire une fable dans laquelle le Chevalier Gambette viendrait enquiquiner le coq, Manuel Valls, qui nous explique qu'il est l'homme de la révolte. Il vient enquiquiner ses anciens amis : le paon, Arnaud Montebourg, au plumage bleu-blanc-rouge, couleur du "made in France" ; et Benoit Hamon, le rouge-gorge, qui prétend incarner la gauche du PS. On pourrait en sourire si on n'avait pas le sentiment d'assister à une ridicule bataille d’ego, au concours du meilleur candidat du rassemblement.

Macron "le coucou" soutenu par Royal "la gazelle" ?

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Jean-Luc Mélenchon, c'est la grue cendrée tonitruante qui, comme Emmanuel Macron, a décidé de chanter hors du sentier balisé de la primaire. Macron, c'est l'oiseau qui s'était senti pousser des ailes au gouvernement et qui s'ébat en liberté aujourd'hui. Un oiseau dont le cri peut parfois être surprenant, surtout en fin de discours.

Ses détracteurs l'avaient surnommé le "coucou", celui qui fait son nid dans le nid des autres. Après la démonstration de force de ce week-end, où il a rassemblé entre 12.000 et 15.000 personnes en meeting à la Porte de Versailles, il semblerait bien que le coucou vole au grand air.

Même si attention : Emmanuel Macron a des fans, mais pas de parti, pas de troupes. On dit cependant qu'il pourrait recevoir le soutien de Ségolène Royal, la gazelle qui, en 2007, finit par dompter les éléphants.

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