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Présidentielle 2027 : adversaire naturelle de Marine Le Pen, Marine Tondelier veut s'imposer comme "la vraie Marine d'Hénin-Beaumont"

Désignée candidate des Écologistes pour la présidentielle 2027, Marine Tondelier tente de s’imposer à gauche en revendiquant son ancrage à Hénin-Beaumont, fief de Marine Le Pen.

Marine Tondelier, au Salon de l'Agriculture le 25 février 2025.

Crédit : Thibaud MORITZ / AFP

Rachel Ducept

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Désignée par les militants écologistes en décembre 2025 pour être leur candidate à l'élection présidentielle, Marine Tondelier essaye de se faire une place parmi les nombreux candidat à gauche. Elle veut s'imposer comme l'adversaire naturelle de Marine Le Pen.
 
C’est bien en opposition frontale à la candidate du Rassemblement national que la secrétaire générale des Écologistes s’inscrit politiquement depuis plus de dix ans. Marine Tondelier a grandi à Henin-Beaumont, terre des Le Pen. Mais elle se revendique être "la vraie Marine d'Hénin-Beaumont, celle qui était là avant", avant : Marine Le Pen donc.

Cette opposition avec le RN est même son slogan de campagne : "Une autre Marine est possible". Une éternelle veste verte sur le dos, le militantisme chevillé au corps, Marine Tondelier a l'avantage de combattre le RN sur ses terres depuis toujours : quand sa ville bascule à l'extrême droite en 2014, elle est devenue élue dans l'opposions. La victoire de Marine Le Pen en 2017 ? Présente aussi.

Faire front avec toute la gauche, dont LFI

Pour Marine Tondelier, le meilleur barrage face au RN est une gauche unie sans exception. Sans faire ami-ami avec LFI, Marine Tondelier sait que la gauche a besoin des insoumis pour gagner. Pour les législatives de 2024, la gauche non-mélenchoniste était prête à sceller une alliance : elle a refusé de toper et est allée chercher les Insoumis jusque dans leur QG.

Les yeux cernés par de longues heures de négociations, devant plusieurs centaines de jeunes militants, elle a annoncé, la formation du Nouveau Front populaire. Pierre angulaire du NFP, c'est son front républicain contre l’extrême droite : cet idéal d'une gauche unie, a été enterré contre son gré.

Le 9 juillet les militants socialistes ont voté pour une primaire fermée, sans les autres forces de gauche. Un échec pour Marine Tondelier qui doit assumer de faire cavalier seule contre ceux qu'elle appelle les tontons flingueurs : Jean-Luc Mélenchon ou François Hollande. Plus largement, ceux dont l'attitude "rend la gauche irréconciliable".

Sortie du nucléaire, retraite à 62 ans et taxe Zucman

La secrétaire générale des Écologistes peine à grossir le socle de militants écologistes. Elle espérait 1 million d'adhérents pour 2027, ils étaient à peine 13.000 le jour de leur primaire interne. 

Mais l'autre avantage de Marine Tondelier : avoir vécu la déprise de la gauche dans le bassin minier. Elle veut convaincre des électeurs oubliés de la gauche "dans les zones rurales, ou les quartiers populaires". 

Pour séduire, elle va au-delà de ce que proposait le NFP : sortie du nucléaire, taxe Zucman à 2% sur les fortunes de plus de 100 millions d'euros... Marine Tondelier défend aussi le retour de la retraite à 62 ans.

Candidate et maman en même temps

Au-delà du fond, elle veut aussi incarner un symbole : candidate et maman en même temps. Nous avons connu des ministres enceintes. Mais une candidate à l’Élysée, c'est une première. Marine Tondelier veut en faire un sujet politique, dès l'annonce de sa grossesse en mars dernier.

Un moment "sportif", comme elle l'appelle. Entre campagne et grossesse, elle ne pourra pas choisir, Marine Tondelier doit mener les deux de front à la fois.

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