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Présidentielle 2017 : la droite passe aux travaux pratiques contre le FN

CONFIDENTIELS RTL - Les Républicains cherchent à convaincre les électeurs de droite indécis de ne pas succomber aux sirènes de Marine Le Pen.

L'élection du président des Républicains se déroulera les 10 et 17 décembre 2017.
L'élection du président des Républicains se déroulera les 10 et 17 décembre 2017.
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Présidentielle 2017 : la droite passe aux travaux pratiques contre le FN
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Présidentielle 2017 : la droite passe aux travaux pratiques contre le FN
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Pauline De Saint-Rémy & Loïc Farge

À droite, on tâche de s'organiser contre le Front national. Et on passe même aux travaux pratiques. Ce jeudi 30 mars, à l'heure du déjeuner, se réunira dans une brasserie près de l'Assemblée nationale le premier "comité de liaison" de la "riposte républicaine", dont Nathalie Kosciusko-Morizet a la charge dans l’équipe de François Fillon. Le nom peut paraître un peu pompeux. Dit plus simplement, la députée de l’Essonne veut réunir des élus et des membres de la société civile engagés contre le FN pour mettre au point un discours anti-FN "moderne et rationnel" (dixit l'un de ses soutiens).

Autrement dit pour réfléchir à la meilleure façon de convaincre les électeurs de droite indécis de ne pas succomber aux sirènes de Marine Le Pen. "Le constat c’est que les slogans de 2002, type 'Et F comme fasciste et N comme nazi !' ne marcheront plus. La dédiabolisation est passée par là".
 
NKM a co-organisé le rendez-vous avec Christian Estrosi, qui milite depuis le début de cette campagne pour que François Fillon cible en priorité la candidate du Front national. Parmi les élus Républicains invités à apporter leur contribution, on compte Xavier Bertrand, Gérald Darmanin, Franck Riester, Arnaud Robinet et Maël de Calan. Plusieurs personnalités qui ont donc quitté la campagne de François Fillon. Et pour cause, il s'agit avant tout de préparer l’entre-deux-tours, quel que soit le résultat du premier.

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Car si le second tour offre un final Marine Le Pen - Emmanuel Macron, comme le prédisent les sondages, certains à droite anticipent une implosion du parti. Ils sont de plus en plus nombreux à s'en inquiéter. Faute de leadership évident, les plus optimistes imaginent au moins un débat houleux au lendemain du premier tour entre les partisans d'un soutien clair et net au candidat d'"En Marche !" et ceux du ni-ni (ni-FN, ni "En Marche !").

La plupart s'attendent malgré tout à ce que les ténors  finissent par tomber d'accord sur un soutien à l'adversaire de Marine Le Pen, mais qui ne réglerait pas tout. "C’est la forme qui compte. On est foutus de trouver une formulation ambiguë qui paraîtra plus ou moins permissive pour notre électorat", soupirait mercredi 29 mars une ancienne ministre, qui reconnaissait qu'elle ne le supporterait pas.

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