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Les professions de foi de Pierre-Yves Bournazel, Rachida Dati, Emmanuel Grégoire, Sophia Chikirou et Sarah Knafo, candidats aux élections municipales à Paris, photographiées le 13 mars 2026.
Crédit : Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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"Elle risque de nous faire perdre Paris". L'avertissement a été lancée par les troupes d'Emmanuel Grégoire. Sur X, Lucie Castets a sonné l'alerte, ce jeudi 19 mars. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la candidate dans le XIIe arrondissement de la capitale n'évoque ni Rachida Dati, ni Sophia Chikirou, mais plutôt ce qu'on appelle "la prime majoritaire". Selon elle, cette subtilité électorale pourrait priver le candidat socialiste d'une majorité absolue au Conseil de Paris.
"Dimanche, chaque voix qui n'ira pas à la gauche unie autour d'Emmanuel Grégoire est une voix qui renforce l'alliance des droites extrêmes autour de Rachida Dati", a-t-elle ajouté sur le réseau social. Mais qu'est-ce que la prime majoritaire ? Comment fonctionne-t-elle ? Peut-elle, comme le dit Lucie Castets impacter l'issue du vote du dimanche 22 mars ?
La prime majoritaire permet de calculer la répartition des sièges au conseil municipal. Elle correspond à un bonus accordé à la liste arrivée en tête. La moitié des sièges est d'office attribuée à la liste étant arrivée en tête, que ce soit au premier ou au deuxième tour. Les autres sont répartis à la proportionnelle entre toutes les listes ayant obtenu plus de 5% des suffrages exprimés, y compris la liste arrivée en tête, comme on peut le lire sur le site Vie-Publique.fr.
Avec l'entrée de la réforme du mode de scrutin à Paris, Lyon ou Marseille, cette prime majoritaire ne sera que de 25% des sièges au lieu de 50%, ce qui fait que la majorité au conseil municipal sera moins forte. Au final, le maire est ensuite élu lors de la première réunion du conseil municipal, qui se tient au plus tard le dimanche suivant l'élection.
En rappelant cette règle, les soutiens d'Emmanuel Grégoire en appelle au vote utile et craignent un éparpillement des voix avec le maintien de la liste de la candidate LFI Sophia Chikirou. Lors du débat organisé sur BFMTV le 18 mars, le candidat de la gauche, hors LFI, a indiqué n'avoir "qu'une seule adversaire" Rachida Dati. Il a précisé que la tête de liste insoumise était davantage une "concurrente".
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