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Municipales 2014 : de Fréjus à Calais, les points-clés du second tour

Hormis Marseille et Paris, voici les principaux points-clés du second tour des élections municipales, qui se tiendra ce dimanche 30 mars.

Le plateau de France 3 Midi-Pyrénées pour la soirée électorale du 23 mars 2014, à Toulouse
Le plateau de France 3 Midi-Pyrénées pour la soirée électorale du 23 mars 2014, à Toulouse Crédit : AFP / PASCAL PAVANI
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et AFP

Après sa victoire à Hénin-Beaumont, le FN peut espérer l'emporter dans quelques villes dimanche prochain, à Fréjus d'abord, mais c'est surtout l'UMP qui peut prendre des dizaines de villes au PS, à moins d'un sursaut des électeurs de gauche.

Les deux villes phare de Paris et Marseille mises à part, voici les principaux points chauds du scrutin à venir.

Les villes convoitées par le Front national

À Fréjus, le jeune conseiller régional frontiste David Rachline, qui a remporté 40,3% des voix, partira favori. Trois autres candidats peuvent se maintenir, dont le maire sortant Élie Brun (DVD), pris dans des démêlés judiciaires.

À Saint-Gilles, dans le Gard, l'avocat Gilbert Collard (42,57%) est lui aussi favori. Pour tenter d'empêcher sa victoire, la liste PS va se retirer, selon Harlem Désir. À Beaucaire, dans le même département, le FN est en position favorable face à une droite divisée.

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À Perpignan, le compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot, a créé la surprise en prenant un avantage de quatre points (34,20%) sur l'UMP Jean-Marc Pujol. Cela pourrait ne pas suffire.

Le FN est aussi en tête à Avignon mais n'a pas "fait le trou" sur ses concurrents. La conquête de Brignoles et Tarascon sera également difficile. Même chose à Forbach, en Moselle, pour Florian Philippot.

Les bastions socialistes convoités par la droite ou le centre-droit

Caen : même s'il peut compter sur un report des voix d'EELV (plus de 10%), le maire socialiste Philippe Duron, élu en 2008, est en ballottage défavorable face à l'UMP Joël Bruneau (30,8%).

Strasbourg : le sortant Roland Ries est devancé de peu (1,7 point) par l'ex-maire UMP Fabienne Keller. Mais le total des voix de gauche est supérieur à celui des voix de droite (46% contre 40,5%) et le FN, avec 11%, peut se maintenir au second tour.

Toulouse : Pierre Cohen accuse un retard conséquent, de six points, sur son challenger UMP Jean-Luc Moudenc, son prédécesseur à la mairie. Mais le socialiste semble avoir plus de réserves de voix (total gauche = 49%, total droite = 40,6%).

Saint-Etienne : Maurice Vincent part avec un handicap (5,4 points) sur son rival Gaël Perdriau (UMP), qui avait fait l'union de la droite derrière lui. Les électeurs du FN (18,30%) et les abstentionnistes seront les arbitres.

Reims : la bataille s'annonce serrée, la sortante PS Adeline Hazan ayant préservé ses chances en ne concédant que 1,3 point à l'UMP Arnaud Robinet. Avec 16%, le FN peut contribuer à faire battre Arnaud Robinet.

Tours : avec 27,8% seulement, Jean Germain (PS), qui perd 20 points par rapport à 2008, n'est pas à l'abri d'une mauvaise surprise, dans une cité qui fut longtemps dominée par la droite, avec Jean Royer.

Détenue par les socialistes, Amiens paraît perdue pour le PS, qui accuse un retard de 20 points.

Ballottage défavorable au Parti socialiste

Les candidats PS ou DVG sont en ballottage défavorable, voire très défavorable, dans des villes où ils sont sortants, comme à Angoulême, Belfort, Brive, Carcassonne, Chambéry, Charleville-Mézières, Laval, Montbéliard, Narbonne, Périgueux, Roanne, Valence... Même chose à Pau, où François Bayrou devance de 16 points le député PS David Habib.

Ballottage serré mais légèrement favorable aux sortants PS à Roubaix et Tourcoing. Ballottage très incertain à Angers, La Roche-sur-Yon, Rochefort, Quimper, Saintes. Même à Limoges, bastion historique de la gauche, Alain Rodet (PS) n'est pas sûr de conserver son fauteuil.

En Ile-de-France, Argenteuil, Aulnay-sous-bois, Colombes (sortants PS) peuvent basculer à droite, de même que Bobigny (PCF).

Les villes de droite pouvant basculer à gauche

Elles sont rares. À Avignon, Cécile Helle peut profiter de la division droite-extrême droite pour prendre la mairie à l'UMP.

Ancienne ville communiste, Bourges (UDI) peut basculer au profit du PS, comme Calais (UMP) au profit du Front de gauche.

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