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Montauban : expulsion de journaliste et jets de téléphones au conseil municipal

Un journaliste a été expulsé par la police d'une réunion du conseil municipal de Montauban.

La maire de Montauban, Brigitte Barèges, le 6 février 2014.
La maire de Montauban, Brigitte Barèges, le 6 février 2014.
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

La réunion du conseil municipal de Montauban a tourné au vinaigre mardi 25 novembre, avec l'expulsion d'un journaliste et des téléphones portables jetés au sol pour empêcher la prise d'images. Le caméraman Michel Lecomte, évacué de la salle par la police municipale a annoncé avoir déposé plainte pour "violence sur personne physique".

Le caméraman Michel Lecomte, qui travaille pour un réseau social et média de proximité (Networkvisio), a été expulsé manu militari par la police municipale appelée pour l'empêcher de filmer par les services de la maire UMP, Brigitte Barèges. Selon La Dépêche, il a été "ceinturé par quatre policiers, traîné, expulsé par la force".

Les téléphones et appareils photos des journalistes jetés au sol

Les journalistes présents ont sorti leur téléphone portable pour filmer la scène, ce qui leur a valu à leur tour de subir les foudres des membres du service d'ordre "qui leur ont arraché leur téléphone des mains, les appareils" étant "jetés à terre par le directeur général des services", rapporte encore La Dépêche. Celui-ci et d'autres représentants de la majorité ont ensuite présenté des excuses.

Les journalistes ont regagné leur siège avec interdiction de faire des images. Mais des photos ont été prises.

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Michel Lecomte a annoncé avoir déposé plainte pour "violence sur personne physique" et entrave à son exercice professionnel. Il dit souffrir d'hématomes et de douleurs à une épaule l'empêchant de travailler.

La députée socialiste du Tarn-et-Garonne Valérie Rabault, présente au conseil, a annoncé que l'opposition avait quitté la salle après l'expulsion du caméraman, sur son compte twitter; parlant de "déni de démocratie", elle a invoqué une jurisprudence de la Cour administrative de justice de Bordeaux du 24 juin 2003: il y est stipulé que l'interdiction d'enregistrer les débats d'un Conseil municipal est "illégale" dès lors qu'il n'y a pas tentative "de troubler le bon ordre des travaux de l'assemblée communale".

Lors des débats du conseil, le ton était monté lorsque l'opposition avait demandé la parole pour s'exprimer sur les festivals de la ville que Mme Barèges (UMP) veut regrouper en un seul. Mais la maire avait refusé d'ouvrir le micro. Brigitte Barèges restait injoignable mercredi matin.

Le financement de la campagne de la maire épinglée par la justice

Il semble que Michel Lecomte soit devenu persona non grata à la mairie depuis qu'il avait diffusé les images de l'élue déclarant pendant la campagne municipale de 2014, qu'un de ses colistiers, Jean Trepkri, un Noir, était "la tâche de notre liste".

Après le scrutin, Brigitte Barèges a été condamnée par le tribunal administratif de Toulouse en octobre à un an d'inéligibilité pour "violation substantielle" des règles de financement de campagne. Elle a fait appel, continuant entre-temps de siéger à la mairie.

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