2 min de lecture Immigration

Migrants : pour NKM, Paris a "les dispositifs" pour éviter "un nouveau Sangatte"

REPLAY - La vice-présidente du parti Les Républicains Nathalie Kosciusko-Morizet estime qu'un centre de transit est une très mauvaise solution alors que des dispositifs existent pour gérer la situation.

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NKM est opposée à la création d'un centre de transit à Paris Crédit Image : Paul Guyonnet / RTL.fr | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Julien Quelen
Julien Quelen
Journaliste RTL

Face à la proposition d'Anne Hidalgo d'ouvrir un centre de transit à Paris qui permettrait d'héberger les migrants, Nathalie Kosciusko-Morizet, son opposante au Conseil de Paris, rappelle que le passé a déjà prouvé l'inutilité de la démarche. En dépit des paroles de Jean-Marie Le Guen qui promettait qu'il n'y aurait pas de deuxième Sangatte à Paris, la vice-présidente du parti Les Républicains réitère le danger de voir la situation se reproduire

"Je trouve que ce n'est pas une bonne idée parce que c'est un nouveau Sangatte à Paris et on a déjà vu ce que cela donnait. Créer un centre de transit c'est créer un lieu de fixation, un appel d'air, donc c'est hypocrite, ça ne marche pas, parce que c'est vite débordé", déclare-t-elle ainsi au micro de RTL

Même si la maire de Paris a précisé que les migrants ne pourraient être hébergés qu'une quinzaine de jours le temps de faire une demande d'asile ou de repartir, Nathalie Kosciusko-Morizet juge là encore qu'il s'agirait de retomber dans le piège de 1999. "Quand Sangatte a été ouvert, ça a duré trois ans, en tout 70.000 personnes ont transité par Sangatte. Là on va nous faire la même chose. Ça ne peut pas fonctionner. mettre en place un dispositif temporaire et exceptionnel, c'est forcément inadapté devant un problème d'immigration qui est devenu structurel et qui doit se traiter au niveau européen"

Les centres d'hébergement existants peuvent suffire

Pour NKM, Paris a déjà les moyens pour accueillir le flux de migrants qui passent par la capitale. Si un centre de transit ne saurait répondre à la problématique, les centres d'hébergement et les associations dont dispose la ville peuvent apporter une réponse plus adaptée. "Je préconise qu'on fasse face au problème dans le droit commun. Il y a des centres d'hébergement, il y a des associations. On peut renforcer le nombre de places dans les centres d'hébergement (...) ces dispositifs existent et je préconise qu'on traite le problème dans leur cadre", explique-t-elle ainsi à RTL, estimant que la politique d'immigration française est "mal conçue pour faire face aux enjeux du moment". 
 
La présidente du groupe Les Républicains au Conseil de Paris, qui reproche au gouvernement de ne pas appuyer vers des réformes de la politique d'immigration au niveau européen, plaide en faveur d'une harmonisation des législations autour de droit d'asile en Europe. "On ne peut pas avoir une politique commune de liberté de circulation à l'intérieur de l'espace européen et ne pas avoir une politique efficace et un minimum commune aux frontières. Ça ne peut pas continuer d'avoir des politiques si différentes en matière de droit d'asile parce qu'on a forcément des effets de concurrence qui se produisent entre les pays européens"

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