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Manuel Valls, Marisol Touraine, Stéphane Le Foll... Quand le gouvernement flingue Emmanuel Macron

Les membres du gouvernement ne se cachent plus. Dans le quotidien "Le Monde", ils racontent ce qu'ils pensent du cas Emmanuel Macron.

Manuel Valls et Emmanuel Macron, à Matignon le 8 février 2016
Manuel Valls et Emmanuel Macron, à Matignon le 8 février 2016
Crédit : CHAMUSSY/SIPA
Ludovic Galtier
Ludovic Galtier

Lèvera-t-il enfin l'ambiguïté lors de son meeting à la Mutualité ? Emmanuel Macron a donné rendez-vous à ses soutiens du mouvement "En Marche!" ce 12 juillet. Ce n'est pas du goût de plusieurs membres du gouvernement qui ne prennent plus le soin de cacher leur inimitié avec le ministre de l'Économie. À quelques heures du meeting, Manuel Valls, plusieurs fois échaudé par l'attitude et les petites phrases d'Emmanuel Macron, n'a pas pris de gants pour qualifier l'initiative de l'ancien banquier d'affaires. "Il est temps que tout cela s'arrête", a-t-il lancé sur BFMTV.

Dans Le Monde, le Premier ministre aurait demandé à ses ministres, fidèles à François Hollande, de taper plus fort sur Emmanuel Macron. "Vous êtes trop gentils avec Macron ! Il faut taper, taper, taper." Plusieurs ministres ont pris l'ordre au pied de la lettre. On se souvient notamment du tweet de Christian Eckert. "Macron passe des commandes de Sea Bubble pour la douane. Il fait donc tout à la fois ce surhomme. Ministre de tous les étages de Bercy ?", avait ironisé celui qui travaille dans les mêmes locaux de Bercy.

En évoquant le cas Emmanuel Macron, profondément isolé au sein du gouvernement, Stéphane Le Foll évoque "un problème" : "celui d'utiliser le poste de ministre pour être candidat (...) Ce n'est plus l'incarnation d'une ligne, mais celle d'une ambition personnelle". Marisol Touraine, ministre de la Santé, frappe fort. Elle le trouve "objectivement exaspérant. Il se pose en Premier ministre alternatif. C'est pénible."

Le quotidien cite enfin Michel Sapin. Son collègue de Bercy, avec qui les relations sont tendues, s'offusque contre la liberté que s'attribue Emmanuel Macron. Selon lui, cela "va au-delà de tout ce qu'on a connu." À neuf mois de la présidentielle, l'exécutif apparaît donc bien divisé. Si jamais le ministre de l'Économie, fonction clé s'il en est au sein d'un gouvernement, annonce son départ ce mardi 12 juillet, ses collègues n'accourront certainement pas à son pot de départ.

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