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Loi Macron : un député PS accuse Manuel Valls de "césarisme" et de "lâcheté"

Opposé à la loi, Pascal Cherki a tancé le Premier ministre, coupable selon lui de "martyriser sa propre majorité" et celles et ceux qui lui ont fait confiance.

Manuel Valls à l'Assemblée nationale le 16 juin 2015.
Manuel Valls à l'Assemblée nationale le 16 juin 2015.
Crédit : AFP / KENZO TRIBOUILLARD
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le passage en force du gouvernement sur la Loi Macron n'est pas au gout de tout le monde au sein même de la majorité. Pascal Cherki, député PS opposant à la loi Macron, a accusé Manuel Valls d'avoir un comportement "d'un archaïsme et d'une lâcheté totale" qui s'apparente à "un césarisme au petit pied" après l'usage du 49-3 mardi 16 juin à l'Assemblée. "Le Premier ministre, le gouvernement se parent d'une posture de modernité et de courage; en fait leur comportement politique est d'un archaïsme et d'une lâcheté totale", a déclaré le député de la 11e circonscription de Paris.

Les promesses déçues du Congrès de Poitiers

"On nous a expliqué qu'il y aurait des inflexions après le congrès" du PS. Or "la première inflexion qu'on propose aux Françaises et aux Français, c'est de plafonner les dommages et intérêts en cas de licenciement fautif commis par le patron. Vous croyez que s'ils avaient écrit ça dans la motion (du congrès du PS, NDLR), ils auraient fait 60%? Ils se seraient fait battre par les militants", a lancé l'ancien maire du 14e arrondissement de la capitale.

Les députés dits frondeurs ont abordé pour la première fois l'hypothèse de participer à une motion de censure "de gauche". Mais "on ne l'a pas fait en première lecture. Par cohérence, on ne le fera pas en seconde lecture", a-t-il indiqué.

Si on a du courage, on ne s'en prend pas aux salariés modestes, aux petits, aux faibles. Le courage s'est de s'attaquer aux forts

Pascal Cherki

"Nous sommes déterminés à défendre les droits du Parlement contre toute tentative de césarisme au petit pied, déterminés défendre les orientations politiques sur la base desquelles nous avons été élus", a dit M. Cherki.
"On nous dit c'est du courage. Quel courage y a-t-il à martyriser sa propre majorité et celles et ceux qui vous ont fait confiance? Si on a du courage, on ne s'en prend pas aux salariés modestes, aux petits, aux faibles. Le courage s'est de s'attaquer aux forts. (...) Or le fort aujourd'hui en Europe, c'est l'Allemagne. (...) Aujourd'hui, la France en Europe, c'est la femme battue du couple qui délaisse ses propres enfants", a lancé M. Cherki.

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"Qui commande dans ce pays? Pas le pouvoir exécutif. Qui délibère dans ce pays? Ce n'est plus le Parlement. C'est le Medef. Il suffit que M. (Pierre) Gattaz et son bureau exécutif sifflent pour que toute une camarilla accourt à ses côtés", selon le député.

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