2 min de lecture Loi Macron

Loi Macron : "un déni de démocratie parlementaire" pour Guaino

Henri Guaino a tiré à boulets rouges sur la loi Macron, qui s'inscrit selon lui dans une "entreprise de démolition totale".

Henri Guaino le 26 mars 2013 à l'Assemblée nationale (archives)
Henri Guaino le 26 mars 2013 à l'Assemblée nationale (archives) Crédit : ERIC FEFERBERG / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Alors que le projet de loi Macron passe ce mardi 17 février l'épreuve du vote solennel, le député UMP Henri Guaino a vigoureusement dénoncé ce projet de loi sur la croissance, qui s'inscrit selon lui dans une "entreprise de démolition totale de tout l'ordre social, républicain et économique" en cours depuis 2012.

Ce projet s'inspire d'une "philosophie générale que je trouve détestable, qui s'inscrit dans une politique de la majorité et du gouvernement à peu près constante depuis le début du quinquennat qui est une entreprise de démolition totale de tout l'ordre social, républicain et de toute l'ordre économique", a déclaré l'ancien conseilleur de Nicolas Sarkozy sur France 2.

"Tout ça a commencé avec la loi sur le mariage (homosexuel, NDLR) faite n'importe comment et depuis, on ne cesse de mettre du désordre, on ne cesse de détruire, on ne cesse de casser", a accusé le député des Yvelines.

La loi Macron : 200 articles qui n'ont rien à voir les uns avec les autres

Hormis "quelques articles qui méritent sans doute un peu plus d'indulgence, sur la simplification de la vie des entrepreneurs, les prud'hommes, l'actionnariat salarié", Henri Guaino a tiré à boulets rouges sur ce projet de loi, un "monstre", un "déni de démocratie parlementaire" contenant "200 articles sur des sujets qui en réalité n'ont rien à voir les uns avec les autres".

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"Vous croyez que quand on aura détruit les professions libérales, détruit le calendrier républicain, privatisé l'armement de l'armée, privatisé la filière sanguine, qu'on sera plus riches, plus prospères, qu'il y aura moins de chômeurs? C'est se moquer du monde. Vous croyez que quand on aura détruit les petits barreaux de province, entassé toutes les forces vives dans les grandes métropoles, qu'on sera plus riches, quand on aura laissé tomber les trois-quarts du territoire français?" a-t-il développé.

Le pays a besoin d'une thérapie de choc pour Pécresse, pas de "mesurettes"

De son côté, l'ancienne ministre UMP Valérie Pécresse a jugé d'"intérêt général" de voter contre ce projet de loi. La députée des Yvelines était "très ouverte" avant l'examen de ce texte. Mais "on ne peut pas cautionner une loi qui enfile toute une série de mesurettes alors qu'il faudrait une thérapie de choc pour le pays, qui, sur les professions réglementées, est une formidable occasion manquée de déjudiciariser la société et d'organiser la baisse des prix dans une logique gagnant-gagnant", a-t-elle dit sur France Info.

Le président du groupe UMP à l'Assemblée Christian Jacob a de son côté jugé que ce projet de loi n'apportait "aucune réponse" car il ne comporte "aucune réforme de structure". "Cette loi était faite pour redynamiser la croissance. Apporte-t-elle une réponse dans ce domaine? Absolument pas. Qui sérieusement va croire qu'on va retrouver des points de croissance en rajoutant cinq, six ou sept dimanches travaillés dans l'année? C'est d'un ridicule absolu, personne n'y croit un instant", a déclaré sur RTL Christian Jacob, selon qui seulement quelques députés UMP pourraient approuver ce texte.

Laurence Parisot ne partage pas l'avis virulents des députés UMP. Sur Twitter, l'ancienne patronne du Medef appelle en effet à voter pour la loi Macron au risque de "refuser de donner une chance à nos entreprises, à l'investissement, à l'emploi, à la reprise".

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