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Les mugs destinés à l'Élysée n'étaient pas en porcelaine de Limoges

Les tasses étaient pourtant estampillées "porcelaine de Limoges". Prévenu avant d'avoir approvisionné la boutique-souvenirs de l'Élysée, le fournisseur a remplacé tous les produits.

L'un des mugs vendus par la boutique de l'Élysée.
L'un des mugs vendus par la boutique de l'Élysée.
Crédit : Capture d'écran / ©Boutique de l'Élysée
Léa Stassinet & AFP

L'exécutif est passé tout près d'un nouveau couac : la boutique-souvenirs de l'Élysée a bien failli proposer à la vente des mugs estampillés à tort "porcelaine de Limoges". Alors que les tasses étaient en fait fabriquées ailleurs et décorées à Toulouse. Heureusement, le fournisseur de ces objets, basé en Dordogne, a été prévenu avant de les avoir envoyés à l'Élysée et les a tout de suite remplacés. 

C'est lors d'une réunion avec des fabricants de porcelaine fin août qu'Alain Mouly, président de l'Union des fabricants de porcelaine de Limoges et président de l'organisme de défense et de gestion pour l'indication géographique protégée, a été alerté : "J'ai demandé dans l'assistance qui fabriquait de tels produits. Tout le monde a ri".

"Il y a bien longtemps qu'aucun porcelainier ne fabrique plus de mugs. Le produit revient trop cher, ne se vend pas et ça ne correspond pas au créneau de la porcelaine de Limoges. La plupart des mugs sont aujourd'hui fabriqués en Asie", explique-t-il. 

Pour pouvoir apposer 'porcelaine de Limoges' sur le produit, il faut qu'il soit entièrement fabriqué et décoré à Limoges ou en Haute-Vienne"

Alain Mouly, président de l'Union des fabricants de porcelaine de Limoges et président de l'organisme de défense et de gestion pour l'indication géographique protégée

Alain Mouly prévient alors le créateur de Mug in France, le fournisseur choisi par l'Élysée. "Je lui ai expliqué que pour pouvoir apposer 'porcelaine de Limoges' sur le produit, il fallait qu'il soit entièrement fabriqué et décoré à Limoges ou en Haute-Vienne", poursuit-il.

Une histoire "croquignolesque"

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Or, les produits ne sont pas conçus en Haute-Vienne et sont décorés à côté de Toulouse. "L'histoire est croquignolesque. L'État délivre des labels de protection et n'exerce lui-même aucun contrôle sur les fournitures qu'il achète. C'est un peu léger", estime le président de l'Union des fabricants de porcelaine de Limoges. 

Nous n'étions pas au courant pour l'IGP

Jean-Charles Granchamp, créateur de Mug in France

Aussitôt averti, Jean-Charles Granchamp, le président de Mug in France a retiré les produits, plaidant sa méconnaissance de la réglementation. "Nous n'étions pas au courant pour l'IGP. Dès qu'on a appris la nouvelle, nous avons détruit les mugs concernés. Aucun n'avait été envoyé à l'Élysée et nous avons effectué les modifications", assure-t-il. 

"Nous sommes très attachés au made in France. On comprend que les porcelainiers soient attachés au made in Limoges. Nous avons finalement envoyé 300 mugs estampillés porcelaine française à l'Elysée", a-t-il ajouté, sans vouloir donner le lieu de fabrication exact de ses mugs. 

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