3 min de lecture Législatives 2017

Législatives 2017 : quelles chances pour les anciens ministres de Hollande ?

ÉCLAIRAGE - Plusieurs candidats qui étaient dans le gouvernement de Bernard Cazeneuve sont en difficulté face aux représentants de La République En Marche d'Emmanuel Macron.

Najat Vallaud Belkacem le 14 novembre 2015
Najat Vallaud Belkacem le 14 novembre 2015
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

Quel avenir pour les membres éminents du gouvernement ayant accompagné François Hollande dans sa fin de quinquennat ? Avant le lancement de la campagne officielle des élections législatives, lundi 22 mai, bon nombre d'anciens ministres ont fait part de leur intention de ne pas briguer un nouveau mandat de représentation nationale : l'ex-premier ministre Bernard Cazeneuve, Bruno Le Roux (Intérieur), Jean-Marc Ayrault (Affaires étrangères), Ségolène Royal (Environnement), Michel Sapin (Finances) ou encore Audrey Azoulay (Culture). 

Entre un bilan difficile à défendre à en croire les sondages, la pression politique du "renouvellement" exercée par La République En Marche d'Emmanuel Macron ou alors des volontés personnelles de se mettre en retrait, leurs raisons sont diverses. Presque tous les autres, en revanche, ont choisi de se soumettre une nouvelle fois au suffrage universel des Français. Mais qu'en est-il de leurs chances respectives ? Tour d'horizon.

Des duels annoncés contre les soutiens de Macron

Troisième dans l'ordre protocolaire du gouvernement de Bernard Cazeneuve, Najat Vallaud-Belkacem est candidate dans la sixième circonscription du Rhône, à Villeurbanne. Implantée électoralement dans ce département depuis 2004, quand elle fut élue vice-présidente du conseil régional en charge de la Culture avant d'être ajointe au maire de Lyon, l'ancienne ministre de l'Éducation nationale est pourtant en difficulté. Un sondage pour le JDD du 21 mai lui confère 19% d'intentions de vote au premier tour, contre 30% pour l'entrepreneur Bruno Bonnell investi par La République En Marche. Au second tour, la socialiste est donnée perdante sur cette terre qui a placé en tête le chef de l'État au cours de l'élection présidentielle.

À l'instar de Najat Vallaud-Belkacem, trois autres ex-ministres vont devoir affronter un candidat de La République En Marche. Dans la 1re circonscription du Finistère, qui a voté à 80% pour Emmanuel Macron le 7 mai dernier, Jean-Jacques Urvoas fait face à Annaïg Le Meur-Roux, militante REM issue de la société civile. Dans la 2e circonscription du Lot-et-Garonne, Matthias Fekl défie le jeune élu local Alexandre Freschi, âgé de 38 ans. Dans la 3e circonscription de Seine-Saint-Denis, où Emmanuel Macron a devancé Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle (28,51% contre 25,21%), Emmanuelle Cosse doit non seulement concourir face à Patrice Anato de REM mais aussi Dominique Delaunay de La France Insoumise.

Une bataille ardue pour El Khomri

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La donne n'est pas plus évidente pour Myriam El Khomri, candidate dans la 18e circonscription de Paris. Si elle se dit engagée aux côtés de la "majorité présidentielle", l'ancienne ministre du Travail n'a pas été investie par La République en Marche. Le parti lui a toutefois épargnée un adversaire. Critiquée par la maire socialiste Anne Hidalgo, celle qui a porté la réforme tant décriée du Code du travail aura fort à faire pour battre Pierre-Yves Bournazel. Le jeune élu Les Républicains, qui fut le porte-parole d'Alain Juppé à la primaire de la droite, soutient lui aussi l'éventuelle future majorité présidentielle. La concurrence de Paul Vannier, représentant de La France Insoumise, promet aussi d'être féroce, d'autant que Jean-Luc Mélenchon s'est personnellement déplacé lundi 22 mai dans le XVIIIe arrondissement de la capitale pour vilipender Myriam El Khomri. Enfin, il faut aussi compter sur l'écologiste Caroline de Haas (EELV), fraîchement soutenue... par Benoît Hamon.

Des positions plus confortables

La situation est cependant quelque peu plus clémente pour quatre autres anciens membres du gouvernement Cazeneuve. Marisol Touraine (soutien d'Emmanuel Macron) dans la 4e circonscription de la Sarthe, Stéphane Le Foll dans la 3e circonscription de l'Indre-et-Loire et Ericka Bareigts dans la 1re circonscription de la Réunion sont tous dispensés d'un adversaire REM au sein de ces bastions de la gauche. C'est encore plus vrai à Saint Pierre-et-Miquelon pour Annick Girardin, désormais ministre des Outre-mer sous la direction d'Édouard Philippe. En 2012, elle avait été élue dès le premier tour avec 59,91% des suffrages exprimés.

>> Retrouvez la liste complète des candidats du 1er tour sur le portail officiel du gouvernement.

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