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Légion d'honneur : le refus de Piketty motivé par des "raisons politiques" selon Mandon

Pour le secrétaire d'État à la Réforme de l'État, le refus de l'économiste n'est pas motivé par "l'humilité".

Thierry Mandon, secrétaire d'État à l'enseignement supérieur (Illustration).
Thierry Mandon, secrétaire d'État à l'enseignement supérieur (Illustration).
Crédit : JOEL SAGET / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

"Il y a deux motifs de refus généralement", a analysé Thierry Mandon, ce vendredi 2 janvier sur BFMTV et RMC. "Par humilité, parce qu'on considère que d'autres l'ont plus mérité" ou "par raison politique". "Thomas Piketty, je ne pense pas que ce soit la première raison".

Interrogé sur ce refus dans lequel a été vu un affront infligé à l'exécutif, le responsable gouvernemental a d'abord trouvé que c'était "triste" et "dommage". Il l'a opposé à l'acceptation par le prix Nobel d'économie Jean Tirol.

Sa réforme fiscale provoquerait une "protestation généralisée"

Il a contesté plusieurs arguments avancés par l'auteur du best-seller Le Capital au XXIème siècle. Ce dernier "ne pense pas que ce soit le rôle d'un gouvernement de décider qui est honorable", et assure que les gouvernants "feraient bien de se consacrer à la relance de la croissance".

"C'est un peu basique", a commenté le secrétaire d'État. "La légion d'honneur distingue le mérite national" et "c'est donc bien le rôle du gouvernement et de la République de décider". Et puis "ça ne prend pas énormément de temps et ça n'empêche pas de s'occuper du chômage".

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Le fond de l'affaire, pour le membre du gouvernement, "c'est que Piketty défend une thèse économique sur la grande réforme fiscale". "Nous avons essayé de l'expertiser, de réfléchir pour la mettre éventuellement en oeuvre". Mais elle "est tellement compliquée, globale, elle a de tels effets de redistribution" que "si on le faisait, il y aurait une protestation généralisée", selon l'élu de l'Essonne.

"C'est une réforme qui nécessite de la croissance", a insisté le socialiste, comme on lui opposait qu'elle était une promesse du candidat Hollande. Il a fait valoir qu'au-delà du "schéma théorique", "quand on veut l'appliquer, ceux qui perdent, c'est ceux qu'on veut protéger, les couches moyennes". Thierry Mandon a cependant qualifié de "très intéressante" la thèse de Piketty sur la fiscalité patrimoniale, même s'il faut "la prendre avec des pincettes" parce qu'il faut "bien mesurer les effets".

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