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Un "périple meurtrier", une fillette touchée à huit reprises, motivation raciste... Ce que l'on sait de la fusillade ayant fait au moins un mort et quatre blessés dans les Yvelines

Un homme de 39 ans a été interpellé ce vendredi 23 octobre à Coignières (Yvelines), soupçonné d'avoir tiré en rafale sur des passants dans la commune voisine de Trappes. La piste privilégiée est celle d'un crime terroriste avec motivation raciste.

La police scientifique examine les preuves sur le site d'une station-service à Trappes, où un homme a ouvert le feu depuis sa voiture, tuant une personne et en blessant quatre autres, le 23 octobre 2026

Crédit : Dimitar DILKOFF / AFP

DOCUMENT RTL - "Moi, ma petite, elle n'a rien demandé" : la mère de l'adolescente touchée par balles à Trappes explique qu'elle est touchée "au foie, aux reins, aux bras, aux cuisses"

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Il a semé la mort et le chaos sur son parcours. Dans les Yvelines, un homme de 39 ans a tiré en rafales depuis sa voiture à Trappes et La Verrière, tuant une personne et en blessant au moins quatre autres, dont une enfant de 12 ans, vendredi 23 octobre dans la matinée. L'auteur présumé, âgé de 39 ans, a rapidement été interpellé après les faits à Coignières, une commune voisine.

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) s'est rapidement saisi de ces faits. Il a annoncé avoir ouvert une enquête pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée".  

Un homme "tirant à l'aveugle" dans plusieurs quartiers de Trappes

Les faits se sont déroulés vers 10h30 ce vendredi matin dans ce secteur de la banlieue populaire de Paris, au sud-ouest de la capitale. Selon les informations de RTL, un homme de 39 ans a ouvert le feu, avec une mitraillette de type STEN WW2, au volant d'une voiture, d'abord près d'une pharmacie, puis d'une station-service. Un "périple meurtrier" d'une quinzaine de minutes, selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

"Il a parcouru plusieurs quartiers de Trappes en tirant à l'aveugle sur des personnes, des bâtiments comme une maison de santé et des véhicules qui passaient", a précisé le maire Ali Rabeh (Génération.s) sur RTL. "Un individu a tiré depuis son véhicule sur plusieurs personnes croisées sur son chemin, à Trappes et à La Verrière", a aussi écrit l'édile sur son compte Instagram. Sur l'antenne de BFMTV, Ali Rabeh a estimé que le tireur avait "envie de faire un carnage".

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"J'ai vu des gars qui garaient leur camionnette devant, puis j'ai entendu comme un marteau-piqueur. C'étaient des coups de feu, un gars est tombé. Je suis sortie et j'ai vu qu'il saignait", a témoigné une commerçante sur RTL. 

Une fille de 12 ans touchée à huit reprises

Un homme de 26 ans a été tué dans la fusillade, et quatre personnes ont été blessées. Elles sont âgées de 12, 21, 29 et 58 ans. Nicolas Dainville, maire de La Verrière, a indiqué à l'AFP que la fille de 12 ans avait été gravement blessée par huit impacts de balle, mais que son état était désormais "stabilisé". 

Le maire de Trappes Ali Rabeh a déclaré sur RTL que la personne tuée est "un homme d'origine africaine" qui a été pris pour cible près d'une aire de jeu. Selon l'édile, il a "été victime de nombreux impacts de balle et est décédé malgré l'intervention rapide des pompiers". Une autre victime blessée est, toujours selon le maire, un homme d'origine maghrébine, qui est en urgence absolue".

La fillette, âgée de 12 ans, a son pronostic vital engagé, indique une amie de la mère de famille à RTL. Selon son témoignage, elle a appris par une des copines de sa propre fille que la victime, qu'elle s'était fait "tirer dessus" alors qu'elle se rendait à la piscine. Elle s'est précipitée dehors et elle l'a vu "allongée par terre [...] inconsciente". "Ça fait 20 ans que je suis en France, je n'ai jamais vu ça. C'est la première fois", poursuit-elle, partageant "sa peur".

"Moi je suis sous le choc", témoigne également la maman. "Comment on peut faire ça à un enfant ? Ma fille, elle a 12 ans, elle allait à la piscine et elle s'est fait tirer dessus par un lâche", regrette-t-elle. "Elle n'a rien fait pour mériter ça."

Le suspect avait piégé son appartement

Selon les informations de RTL, le tireur a été interpellé par la Brigade anti-criminalité (BAC) de Saint-Quentin-en-Yvelines, "moins de 10 minutes" après les premiers appels. Il a été arrêté dans la commune voisine de Coignières. 

Le suspect, qui réside à Plaisir, avait piégé son appartement avec des bouteilles de gaz, selon nos informations.

Le mobile raciste retenu

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) s'est rapidement saisi des faits et a retenu le mobile raciste. L'enquête a été ouverte des chefs pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée". L'enquête est confiée à la Sous-direction anti-terroriste (SDAT), aux directions zonales de la police nationale et à la DGSI, le renseignement intérieur.

Face à la presse, le maire Ali Rabeh a dénoncé "un attentat à connotation raciste, probablement islamophobe". 

Laurent Nuñez et Aurore Bergé attendus sur place

De nombreux responsables politiques et candidats à l'Élysée ont réagi sur X à la fusillade meurtrière. Le président Emmanuel Macron a affirmé que "la Nation" se tenait "aux côtés" des victimes et des habitants des villes concernées par cette "terrible épreuve". Le Premier ministre Sébastien Lecornu a qualifié les faits de "très graves" sur le même réseau social. 

"La tuerie qui a eu lieu ce matin à Trappes est un acte barbare dont les motivations devront être établies, et les responsables sévèrement punis", a sobrement écrit la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen. "Ce matin, un homme a tiré depuis son véhicule sur plusieurs passants à Trappes et La Verrière en les visant en fonction de leur couleur de peau", a dénoncé l'insoumis Manuel Bompard.

"Le racisme tue car la violence des mots précède toujours la violence des actes. Dans le contexte actuel, je pense que tout le monde serait donc bien inspiré de faire preuve de retenue dans le choix des mots", a également regretté l'écologiste Marine Tondelier.

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, s'est rendu en début d'après-midi dans les deux communes des Yvelines, accompagné de la ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé. 

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