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Une enquête a été ouverte après la découverte d'une tête de porc accrochée devant la porte du domicile de Christian Estrosi
Crédit : AFP
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Deux hommes de nationalité tunisienne ont été interpellés après la découverte, fin février, d'une tête de porc et d'une affiche outrageante devant le domicile du maire de Nice, Christian Estrosi, a indiqué, ce vendredi 6 mars, le parquet.
Le 27 février, vers 23h30, le maire de Nice, candidat à sa réélection, et son épouse découvraient accrochée au portail de leur résidence "une tête de porc coupée en deux" et une affiche avec "son portrait, une étoile de David et l'inscription 'connard'", relate le procureur Damien Martinelli, dans un communiqué.
Le visionnage de caméras de surveillance a permis de voir "un individu, vêtu de noir et porteur d'un sac cabas, accrocher la tête de porc et l'affiche", et d'identifier un véhicule, ajoute le magistrat, évoquant "la possible participation de quatre personnes". Les investigations ont permis "d'identifier deux individus susceptibles d'être impliqués, l'un né en 1988 en Tunisie et un second né en 1990 dans ce même pays", tous deux domiciliés en région parisienne.
Le premier, localisé à Nice, a été interpellé le 4 mars, soit cinq jours après les faits, alors qu'il était en train de prendre une photo du maire de Nice dans le centre-ville. Il "se présente comme titulaire d'un doctorat en informatique et autoentrepreneur". Déjà condamné notamment pour vol en réunion, il est titulaire d'un récépissé de demande d'asile. Le second, en situation irrégulière et interpellé en Seine-et-Marne, a lui été condamné dans des affaires de stupéfiants.
Christian Estrosi se constitue partie civile et "appelle à la plus grande prudence", a indiqué à l'AFP son avocat, Me Olivier Baratelli. Ce dernier a ajouté que "l'un des deux individus interpellés avait tenté d'infiltrer l'équipe de campagne".
Le procureur de Nice a précisé que "le premier mis en cause contestait toute participation aux faits tandis que le second reconnaissait la participation à certains actes préalables tout en contestant son implication directe et volontaire".
Les deux hommes ont été déférés dans le cadre d'une information judiciaire des chefs notamment de "violences sur un élu public sans incapacité aggravée par une circonstance en l'espèce en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion" et "accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel". Le parquet a requis leur placement en détention provisoire.
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