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Municipales à Nice : entre Christian Estrosi et Éric Ciotti, Bruno Retailleau refuse de choisir et laisse le choix aux électeurs de droite

Le patron de LR Bruno Retailleau a refusé mercredi 18 mars d'apporter son soutien au sortant Christian Estrosi (Horizons) qui affronte au second tour des élections municipales à Nice l'ex-président des Républicains Éric Ciotti, allié du RN.

Bruno Retailleau, le 2 juin 2025

Crédit : Thibaud MORITZ / AFP

AFP - édité par Gabriel Joly

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Le patron de LR Bruno Retailleau a refusé mercredi 18 mars d'apporter son soutien au sortant Christian Estrosi (Horizons) qui affronte au second tour des élections municipales à Nice l'ex-président des Républicains Éric Ciotti, allié du RN, laissant le choix aux électeurs "en leur âme et conscience".

"On avait un accord national avec Horizons notamment, qui comprenait Nice mais cette campagne a été délétère", a affirmé sur BFMTV-RMC l'ancien ministre de l'Intérieur, évoquant "l'appel à la gauche et au communautarisme" de la part du maire sortant qui compte pourtant plusieurs candidats LR sur sa liste.

"Je ne donne pas de consignes dans les conditions de cette campagne absolument délétère dans laquelle je ne me retrouve pas, ni d'un côté ni de l'autre", a affirmé Bruno Retailleau, qui a réitéré sa "condamnation" de la stratégie d'Éric Ciotti de s'allier avec le RN il y a deux ans pour former ce qu'il appelle "l'union des droites".

La campagne niçoise a effectivement été brutale, entre accusations, petites phrases, transfuges... Christian Estrosi, nettement distancé au premier tour par Éric Ciotti (31% contre 43%) multiplie depuis dimanche soir les appels à un large rassemblement, y compris avec la gauche.

Il dénonce aussi des "accords de la honte" entre la gauche et LFI

Avant le second tour des municipales, Bruno Retailleau, qui s'est lancé il y a un mois dans la course à l’Élysée, s'en est pris à nouveau "aux accords de la honte" entre la gauche et LFI. "Le PS et les écologistes en France ont inventé en réalité l'antisémitisme à géométrie variable", a-t-il déploré, mettant en avant les contradictions entre le refus d'un accord national avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, et ceux obtenus localement dans des villes comme Nantes, Lyon, Toulouse ou Strasbourg.

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"C'est la gauche aujourd'hui qui trahit ses idéaux", a-t-il ajouté, lançant un appel aux électeurs de droite et du centre, mais aussi à ceux du RN, à voter pour les candidats LR ou soutenus par son parti  pour "faire échouer une gauche souvent LFIsée".

Il a d'ailleurs reproché au parti de Jordan Bardella de "faire gagner la gauche contre la droite" en maintenant ses candidats au second tour, citant notamment les exemples de Gap, Brest, Fougères, Alençon ou encore Limoges. "Et en même temps, ils nous demandent de nous retirer ?", a affirmé Bruno Retailleau, rejetant de la "main tendue" à LR par Jordan Bardella au soir du premier tour.
Interrogé sur les rares cas d'alliances locales entre des candidats LR et le Rassemblement national, comme à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), le patron des Républicains a réitéré que les membres de sa famille politique seraient exclus s'ils s'entendaient avec l'extrême droite.

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