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"La plus forte personnalité de toute la Ve République" : sur RTL, Alain Duhamel revient sur ce qui faisait le charisme de Bernadette Chirac

Disparue vendredi 5 juin à l'âge de 93 ans, Bernadette Chirac a marqué les mémoires par sa liberté de parole et d'action, une partenaire de route idéale pour l'ancien président Jacques Chirac.

Bernadette Chirac, en juillet 2017.

Crédit : Michel Euler / POOL / AFP

"Une très bonne première dame" : Alain Duhamel revient sur la personnalité que représentait Bernadette Chirac

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Stéphane Carpentier & Alexis Lalemant

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Après la mort de Bernadette Chirac vendredi 5 juin, de nombreuses figures de la politique française saluent à tour de bras la figure que représentait l'épouse du président Jacques Chirac. 

Une marque qu'elle aura aussi laissé parmi les mémoires des journalistes politiques français, à l'instar d'Alain Duhamel qui se souvient sur RTL d'une première dame avec "la plus forte personnalité de toute la Ve République".


"Bernadette Chirac est celle qui a réellement joué un rôle vraiment politique, et avec sa propre personnalité. (...) Alors, il était déjà arrivé à des femmes de président de vouloir avoir une dimension de ce genre, mais aucune n'avait atteint une notoriété comparable à celle qu'elle a acquise", analyse ainsi Alain Duhamel.

Et si Bernadette Chirac "n'a pas eu la vie facile, [ce qui] a évidemment eu une influence sur son caractère, il n'empêche que, comme femme de président, c'est vraiment elle qui a fait preuve de plus de personnalité", ajoute le journaliste.

"Elle surveillait même la construction des menus !"

Des traits de caractère qui lui ont procuré une certaine image auprès des Français, tantôt brute de décoffrage, mais aussi plus douce au fil du temps selon Alain Duhamel.

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"Son image a pas mal changé. Au départ, elle était d'une famille, disons, de la haute bourgeoisie. Elle avait le comportement un peu distant qu'on apprend dans ces milieux. Mais ça n'a pas duré, au fur et à mesure des présidences de Jacques Chirac elle a donné le sentiment à la fois de s'humaniser et de s'émanciper de son mari", analyse l'éditorialiste. Un mari qu'elle choyait à l'Elysée, où elle agissait en "vraie maîtresse de maison" en donnant "des instructions", en suivant et vérifiant "tout".

"Ça va paraître anecdotique, mais elle surveillait même la construction des menus. D'ailleurs, elle essayait d'empêcher les cuisiniers de faire des menus qui plaisaient trop à Jacques Chirac parce qu'il était trop gourmand et que c'était très mauvais pour lui", sourit Alain Duhamel. Ce côté humain raconté par l'éditorialiste, Bernadette Chirac le traduisait aussi dans un contexte politique local.

"Elle avait ses propres idées qui n'étaient pas toujours exactement celles de Jacques Chirac. Mais elle voulait aussi un contact d'élu à électeur, un contact local, un contact comme c'était dans un petit canton rural, un contact avec des gens qu'elle pouvait connaître, dont elle savait les noms, qu'elle retrouvait chaque année", rappelle Alain Duhamel.

Pendant plus de 36 ans, Bernadette Chirac a été élue conseillère générale de Corrèze. Elle est aussi restée de 1977 à 2020 comme adjointe au maire de la commune de Sarran, ce qui en fait l'une des rares épouses de président de la République à avoir assuré des mandats électifs en parallèle.

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