2 min de lecture Justice

La maire d'Aix-en-Provence condamnée pour favoritisme

La maire d'Aix-en-Provence a été reconnue coupable de favoritisme, prise illégale d'intérêts et détournement des fonds publics. Son avocat a décidé d'interjeter appel.

Maryse Joissains est ressorti libre de garde à vue.
Maryse Joissains est ressorti libre de garde à vue. Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Leia Hoarau
Leia Hoarau
Journaliste

Maryse Joissains-Masini, maire LR d'Aix-en-Provence, a été condamnée mercredi 18 juillet par le tribunal correctionnel de Montpellier, à un an de prison avec sursis et une peine de 10 ans d'inéligibilité. Elle a été reconnue coupable de favoritisme, prise illégale d'intérêts et de détournement de fonds publics.

Lors du procès, qui s'est déroulé le 14 mai dernier, le parquet avait réclamé 18 mois de prison, dont 9 ferme, en plus des 10 ans d'inéligibilité, pour des faits "parfaitement caractérisés" et "d'une extrême gravité car ils sont le contraire de la probité attendue d'un élu". 

Son avocat, Mario Pierre Stasi, a décidé qu'il allait "immédiatement interjeter appel" du jugement, qu'il qualifie de "très dur". En attendant le nouveau procès, Maryse Joissains-Masini, âgée de 75 ans et avocate de profession, gardera son écharpe de maire, car l'appel a un effet suspensif. Alors qu'elle avait succédé à son mari à la fonction de maire, Maryse Joissains-Masini pourrait être tentée de laisser le flambeau à sa fille, Sophie Joissains, sénatrice UDI.

Déjà connue de la justice

Ce n'est pas la première fois que l'élue a affaire à la justice. Après sa réélection en mars 2014 (elle est maire d'Aix-en-Provence depuis 2001), le parquet de Lille a été mis au courant par lettre anonyme de favoritisme envers deux de ses collaborateurs. Maryse Joissains-Masini a été mise en examen en 2014. Placée en garde à vue en décembre 2016, elle a également dû s'expliquer dans une affaire d'emplois fictifs présumés et de trafic d'influence pour avoir fourni des emplois à des proches.

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Omar Achouri et Sylvie Roche ont tous deux pu bénéficier des agissements de la maire. Le premier est son chauffeur. La maire aurait exigé qu'il devienne son conseiller alors qu'il ne figurait qu'à la 50e place sur une liste dont le classement est fait par ordre de mérite. "Il a un engagement total que j'ai voulu récompenser par une promotion sociale", a justifié la maire lors de son procès. Le 25 mai dernier, le Conseil d'État a annulé cette promotion.

Sylvie Roche, elle, est devenue collaboratrice de cabinet pour la communauté de commune, selon la volonté "discrétionnaire" de Maryse Joissains-Masini. La maire a justifié sa décision par le "savoir-faire avec les animaux maltraités" de Sylvie Roche, compétence qui n'entre pas dans les exigences de la communauté de commune.

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