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"Je ne suis pas le même" : Édouard Philippe martèle ses "différences" avec Emmanuel Macron et estime qu'on peut "facilement faire beaucoup mieux"

L'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron a tenu à affirmer ses différences avec le chef de l'État ce samedi 7 novembre. Il en profite pour adresser une pique à Gabriel Attal, "qui développe l'idée qu'il faudrait faire la droite et la gauche en même temps".

Édouard Philippe, le 6 novembre 2026

Crédit : Miguel MEDINA / AFP

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Emmanuel Macron est-il devenu l'épouvantail de son propre camp ? Ce samedi 7 novembre, Édouard Philippe a tenu à souligner ses "différences" avec le président de la République lors d'une réunion publique à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), assumant d'avoir été son Premier ministre mais regrettant que la promesse initiale "se soit perdue dans les limbes". 

"Je ne suis pas le même", a dit le candidat Horizons à la présidentielle, estimant qu'on peut "facilement faire beaucoup mieux" pour "rétablir les comptes, l'ordre, la puissance, l'influence de notre pays".

Le candidat a souligné ses "différences" avec Emmanuel Macron. "Je ne propose pas la même politique étrangère en matière de relations avec un certain nombre de nos voisins au sud de la Méditerranée, que celle qu'il a mise en œuvre", a souligné le maire du Havre, qui a proposé de dénoncer l'accord migratoire franco-algérien de 1968.

"C'est un autre candidat qui développe l'idée qu'il faudrait faire la droite et la gauche en même temps"

"Je ne propose pas la même méthode ou la même réforme en matière de retraites", et "je ne propose pas de faire travailler des gens de camps différents" car "je veux rassembler la droite et le centre", a-t-il encore souligné, adressant au passage une petite pique à Gabriel Attal, son rival Renaissance : "c'est un autre candidat qui développe l'idée qu'il faudrait faire la droite et la gauche en même temps".

À écouter aussi

Édouard Philippe, qui a de longue date marqué ses distances avec Emmanuel Macron et ses deux quinquennats, a redit samedi ses "regrets".
"Ce que je regrette, c'est que la promesse initiale, qui n'était pas parfaite et qui n'a pas été mise en œuvre parfaitement (...) se soit perdue dans les limbes", a-t-il dit.

S'il a défendu son propre bilan et dit ne pas "s'excuser" d'avoir été Premier ministre de 2017 à 2020, il a regretté que son souci de rétablir les comptes "n'ait pas été partagé une fois que le Covid a été passé", et que la réforme des retraites à points qu'il avait fait passer douloureusement ait "été ensuite abandonnée", en réalité interrompue par l'épidémie de Covid.

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