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"Je n'ai jamais levé la main sur une femme" : la défense du député Philippe Brun sur RTL face aux accusations de violences qui l'ont écarté de la primaire socialiste

Le député de l'Eure a été écarté du Parti socialiste ainsi que de la primaire après des accusations de violences portées par une ancienne collaboratrice. Sur RTL, il affirme n'avoir jamais été "violent avec personne".

Philippe Brun

Crédit : RTL

Sur RTL, Philippe Brun annonce que sera examiné ce mardi matin au tribunal un référé pour être réintégré au PS et à la primaire

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Fanny Rocher

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"Mes avocats ont absolument toutes les pièces pour prouver que tout cela est une vengeance personnelle." Accusé de violences par une ancienne collaboratrice portant sur des "faits susceptibles de relever d'une caractérisation pénale" et écarté du Parti socialiste ainsi que de la primaire, Philippe Brun contre-attaque. Invité de RTL ce mardi 22 septembre, le député de l'Eure a annoncé que son "référé" sera examiné ce matin par la justice pour obtenir sa "réintégration"


Selon les informations de RTL, l'ancienne collaboratrice de Philippe Brun avait saisi l'HADIV (Commission de lutte contre le harcèlement et les discriminations), organe indépendant au sein du PS dès le mois de juillet. Elle avait également saisi en juillet la Commission nationale des conflits (CNC) à propos d'un conflit employeur/employé. Lors d'un échange oral avec un membre de la direction du PS, elle a fait connaître des faits de harcèlement, emploi familial et violence physique et a fait savoir qu'elle avait déposé plainte au pénal, ont rapporté à RTL deux sources à la direction du parti.

Un conflit lié au travail, selon Philippe Brun

Pour Philippe Brun, les choses sont claires : "Au moment où je vous parle, je ne suis pas au courant d'une plainte contre moi et aucun journaliste n'a aujourd'hui trace, aucun parquet n'a communiqué sur l'existence d'une plainte". 

"Je n'ai jamais levé la main sur une femme. Je n'ai jamais été violent avec personne", a-t-il encore martelé. "Il n'y a absolument en rien de coups et pas de violences de ma part et qu'il n'y en a jamais eu. Et je tiens à le dire ici très clairement", a-t-il ajouté, alors que son ancienne collaboratrice a fait parvenir à plusieurs rédactions une photo où elle apparaît l'arcade sourcilière abîmée. "Quand vous avez une photo, Olivier Faure l'avait, Johanna Rolland (première secrétaire déléguée du Parti socialiste, ndlr) l'avait, quand vous êtes détenteur de cette autorité publique, vous êtes maire, vous êtes député, vous avez une photo d'une femme violentée, vous ne la transmettez pas à la justice ? C'est votre devoir d'élu républicain de le faire", a-t-il argumenté.

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Sur RTL, l'élu a surtout évoqué un conflit lié au travail. "J'ai mis fin au contrat de travail qui nous lie, surtout puisqu'il y avait une faute grave de sa part. Elle a été licenciée pour faute grave. Il ne m'appartient pas ici de relater tout ce qui a amené à ces fautes graves. Mais je tiens à dire ici que je n'ai jamais été violent avec personne, que je n'ai jamais frappé de femme, que je ne l'ai jamais frappé, elle en particulier", a-t-il asséné.

On m'a exécuté sans même me prévenir

Philippe Brun

Dans des témoignages accordés à Mediapart et au Poulpe, cette ex-collaboratrice avait témoigné qu'un homme - qui n'était pas nommé à l'époque - avait fait changer les serrures d'un logement auquel elle avait accès sans la prévenir. "Je n'ai jamais partagé de domicile avec elle. Cette personne, elle est pacsée. Elle est en couple avec un autre homme. Mon domicile, c'est mon domicile. Elle n'a jamais habité dans ce domicile, ce n'est pas chez elle. Par ailleurs, je n'ai pas changé mes serrures de mon domicile à l'époque des faits", s'est-il défendu. 

Enfin, l'élu a des propos au vitriol sur son parti, qui aurait organisé son "exécution". "On m'a exécuté sans même me prévenir. Donc ces gens-là, je veux dire, je n'ai rien à voir avec eux. Même moralement, je n'ai rien à voir avec eux. Ils se sont déshonorés moralement. Et moi, ce que je souhaite, c'est que la justice, aujourd'hui, rétablisse mon honneur", a-t-il conclu.

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