3 min de lecture

"Le moment est venu" : les figures des Gilets jaunes appellent à reprendre la rue samedi 17 octobre

À la veille de la mobilisation du 17 octobre, plusieurs visages connus des "Gilets jaunes" affichent leur soutien au mouvement. Sans relancer officiellement le mouvement né en 2018, ils veulent faire converger colère sociale et soutien aux lycéens.

Jérôme Rodrigues, Priscillia Ludosky, Maxime Nicolle et Éric Drouet.

Crédit : AFP

Jérémy Descours

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

La journée de mobilisation du samedi 17 octobre verra-t-elle le retour des "Gilets Jaunes" ? Si l'appel à manifester, lancé au départ sur les réseaux sociaux contre la vie chère, ne vient pas directement du mouvement né en 2018, plusieurs de ses figures historiques ont choisi de s'y associer, en faisant de la solidarité avec les lycéens et du pouvoir d'achat un nouveau point de convergence.

Sur la toile, les figures phares, à l'instar de Jérôme Rodrigues, Maxime Nicolle, François Boulo, Priscillia Ludosky ou encore Éric Drouet, ont pris position ces derniers jours. Tous ne seront pas présents dans la rue, mais tous appellent à leur manière à la mobilisation en ravivant les souvenirs des "Gilets Jaunes".

"Ce combat ne concerne pas uniquement les lycéens"

Jérôme Rodrigues assume clairement ce rapprochement. "Lycéens, 'Gilets Jaunes', travailleurs, le moment est venu de nous faire entendre", affirme-t-il dans une vidéo. "Vous n'êtes pas seuls", ajoute-t-il à l'adresse des lycéens, en appelant à une mobilisation plus large contre la précarité et pour "la justice sociale".

"Ce combat ne concerne pas uniquement les lycéens, il concerne toute la population. Il concerne les travailleurs qui se lèvent tôt et qui n'arrivent plus à vivre de leur salaire, les familles qui calculent leurs courses à l'euro près, les retraités qui doivent choisir entre se chauffer correctement et préserver leur budget, les précaires qui vivent avec la peur de la facture suivante, martèle-t-il. Aujourd'hui, le simple fait de vivre dignement devient un combat quotidien pour trop de Français".

En vidéo, Maxime Nicolle annonce, lui aussi, sa présence. Il décrit le 17 octobre comme "un appel dont on ne connaît pas vraiment l'origine, mais qui a le mérite d'agréger tout un tas de personnes". Il appelle aussi les adultes à se placer "devant les jeunes, entre les jeunes et la police", tout en demandant aux manifestants de rester "le plus pacifique possible".

À lire aussi

"Le 17 octobre est un appel dont on ne connaît pas vraiment l'origine mais qui a le mérite d'agréger tout un tas de personnes qui travaillent dans différents secteurs d'activité, les pompiers, les agriculteurs, les professeurs, les avocats", explique celui qui se fait appeler Fly Rider. 

"Je n'ai jamais arrêté de militer"

François Boulo voit dans cette date l'occasion d'une relance. "Les 'Gilets Jaunes' soutiennent le mouvement lycéen", dit l'ancien porte-parole, marqué selon lui par "ces images terribles de violence policière contre nos jeunes". Il appelle à se saisir du 17 octobre pour dire collectivement "ça suffit", dans un cadre qu'il veut, lui aussi, pacifique.

"Comme on n'est pas des délinquants, on n'est pas des gens qui veulent juste tout casser, on pourrait sortir avec des drapeaux ou des brassards blancs pour montrer qu'on est pacifique, qu'on veut l'apaisement. Mais on veut aussi le changement, on veut être écouté", insiste-t-il.

Priscillia Ludosky, elle, se montre plus prudente, mais laisse la porte ouverte. "J'ai jamais arrêté de militer depuis 2018 alors si la masse est au rendez-vous bien-sûr que j'en serai !", écrit-elle sur X. Une manière de conditionner son retour à l'ampleur réelle de la mobilisation.

Drouet absent mais 100% avec les manifestants

Éric Drouet, en revanche, ne sera pas dans le cortège. "Je ne serai pas dans le cortège", explique-t-il, invoquant son état de santé après une chimiothérapie. Mais il assure être "à 100 % avec vous tous" et soutient "cette union des professions et de la jeunesse". Et d'insister sur le mouvement qui, selon lui, "n'a pas besoin de figures du passé".

À écouter

"Je ne crois pas du tout qu'on va rejouer les Gilets jaunes" : sur RTL, l'essayiste Jean-Laurent Cassely analyse les possibles débouchés de la mobilisation du 17 octobre

00:08:17

Reste maintenant à savoir si cette présence de figures historiques des "Gilets Jaunes" suffira à faire revenir dans la rue les manifestants de 2018, ou si elle ne traduira qu'une convergence ponctuelle. Premiers éléments de réponse ce samedi. 

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée