3 min de lecture Manuel Valls

Impôts, régions, rythmes scolaires : Manuel Valls détaille ses propositions

Après son discours devant les députés, le Premier ministre revient sur les propositions qu'il a annoncées, mardi 8 avril.

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VIDÉO - Manuel Valls avoue que le gouvernement "n'est pas allé assez vite" Crédit Image : ERIC FEFERBERG / AFP | Crédit Média : RTL.fr | Date :
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Manuel Valls a gagné l'épreuve du grand oral devant les députés de l'Assemblée nationale, mardi 8 avril. Avec 306 voix contre 239, le Premier ministre a reçu la confiance au gouvernement. Pendant 47 minutes, le successeur de Jean-Marc Ayrault a enchaîné les annonces en direction des entreprises, des salariés mais également des collectivités locales. 

Des annonces qui restent encore floues

Cependant, les modalités et les applications de ces mesures restent encore floues. Questionné pendant 30 minutes, sur BFMTV, Manuel Valls a répété à plusieurs reprises ne pas être en mesure de donner plus détails "avant d'avoir rencontré les partenaires sociaux". Il reconnaît qu'il faut "un peu de temps pour préciser ce (qu'il a) annoncé", à l'Assemblée nationale. 

Ainsi, il faudra être patient avant d'avoir plus d'éléments concernant les 500 euros net supplémentaire par an promis aux salariés qui perçoivent le Smic, de même en ce qui concerne l'impôt sur les sociétés et le gel du point d'indice des fonctionnaires.

Pas de suppressions des départements

L'annonce la plus marquante du discours de Manuel Valls aux députés concerne la disparition de la moitié des régions au 1er janvier 2017, ainsi que la suppression des conseils territoriaux. Manuel Valls précise que la disparition de ces conseils ne signifie pas pour autant celle des départements.

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"Le débat fait que commencer", estime le Premier ministre. Quant à la suppression de la moitié des régions, le chef du gouvernement évoque le fait que "les deux Normandie peuvent fusionner, par exemple. Au 1er janvier 2017, la loi sera adoptée après discussions avec les Français".

Un gouvernement qui "n'est pas allé assez vite"

Manuel Valls a reconnu sur BFMTV que le gouvernement "n'est pas allé assez vite", en se basant sur les déclarations faites par François Hollande.

"Nous avons trouvé il y a deux ans une situation très difficile. La destruction des emplois industriels, la baisse de notre compétitivité rendaient les choses très difficiles pour ceux qui arrivent aux responsabilités. Dans ce contexte, il était impossible d'annoncer des choses directes pour les salariés. Mais nous avons entendu le message", explique-t-il.

Pas d'augmentation des impôts d'ici 2017

À la question d'une possible baisse d'impôt d'ici à 2017, Manuel Valls répond que "devoir de vérité" oblige, "le premier choix que nous devons faire c'est de ne pas les augmenter et de baisser les dépenses publiques".

11 milliards d'économies manquant

Les 50 milliards d'euros d'économies pour le quinquennat ont été partagées entre l'État (19 milliards), l'assurance maladie (10 milliards) et les collectivités territoriales (10 milliards). Ce sont donc 39 milliards d'euros qui sont annoncés sur les 50 initialement prévus.

Même si le chef du gouvernement reconnaît que la France vit "au-dessus de ses moyens", il reste vague concernant les moyens à mettre en place afin de récupérer les 11 milliards d'euros manquant. "Les 11 autres milliards peuvent être trouvés dans d'autres dépenses de Sécurité sociale", annonce le Premier ministre. Il évoque le développement de la chirurgie ambulatoire mais refuse d'en dire plus. 

Une réforme des rythmes scolaires "assouplie"

La réforme des rythmes scolaires, instaurée par l'ancien ministre de l'Éducation, Vincent Peillon sera "assouplie", annonce Manuel Valls, avant d'ajouter que le but était "notamment de regrouper certaines activités et résoudre les problèmes rencontrés en maternelle". 

Une réforme pénale débattue "avant l'été"

Le Premier ministre a annoncé que la réforme pénale serait débattue à l'Assemblée nationale "avant l'été". Il est important de noter que le chef du gouvernement, en tant que ministre de l'Intérieur s'était opposé à Christiane Taubira, ministre de la Justice sur certains points de ce projet.

Non au gaz de schiste

Le brûlant sujet de l'écotaxe a été rapidement étouffé par Manuel Valls qui a déclaré "je ne ferai pas d'annonce. Je laisse la ministre de l'Écologie Ségolène Royal y travailler".

Cependant, le chef du gouvernement prend position sur le gaz de schiste en suivant la parole de François Hollande. "L'interdiction de toute exploration de gaz de schiste sont des choses sont très claires", explique-t-il.  

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