2 min de lecture Jean-Noël Guérini

Guérini : affranchi du PS, il songe à créer son propre parti

Après avoir claqué la porte du parti socialiste, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône pourrait lancer un mouvement d'ici trois semaines.

Jean-Noël Guérini, le 11 octobre 2013, à Marseille. (archives)
Jean-Noël Guérini, le 11 octobre 2013, à Marseille. (archives) Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Antoine Daccord
Antoine Daccord
et AFP

Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, qui vient de quitter le PS, a annoncé mardi 8 avril la création de son propre parti en vue des prochaines échéances électorales, savourant sa liberté retrouvée. "Je m'engage dans une deuxième réflexion, pourquoi pas créer un mouvement, aussi modeste soit-il, pour de prochains rendez-vous électoraux: les sénatoriales, les cantonales, les régionales", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

"Mon parti dorénavant, c'est le parti des Bouches-du-Rhône", un mouvement qui devrait voir le jour "d'ici trois semaines". "J'ai conservé beaucoup d'amis, peut-être que j'en ferai la démonstration dans quelques mois. On n'assiste pas à un enterrement, mais à une renaissance", s'est réjoui l'ancien homme fort du PS, tombé en disgrâce du fait de ses démêlés judiciaires. "La vie politique, j'adore, c'est ma vie, ma passion, ça va être un régal pour les semaines et les mois à venir".

Revenant longuement sur sa démission du PS, "une des décisions les plus douloureuses de (sa) vie", Guérini a exclu une éventuelle adhésion au Parti radical de gauche (PRG), comme sa proche Lisette Narducci, maire du 2e secteur. "Je veux être un homme libre en n'adhérant plus à aucun parti", a-t-il assuré. "Je suis socialiste de coeur, je mourrai socialiste. Je suis profondément, viscéralement de gauche, mais ma raison politique n'a plus lieu d'être au parti socialiste".

Il reste un "socialiste de coeur"

Au Conseil général, où il siégera désormais au sein du groupe divers gauche et apparentés, le sénateur de 63 ans ne craint pas d'être mis en minorité. "Vous pouvez rêver!", lâche-t-il. Va-t-il demander à ses proches et aux militants de quitter le PS? "Je ne le leur demande pas pour l'instant", répond-il, énigmatique. Renouvelant ses attaques, le patron du département s'en est violemment pris à ses anciens camarades sans jamais les nommer: le candidat malheureux à la mairie Patrick Mennucci, "l'aboyeur local", et l'ex-ministre Marie-Arlette Carlotti, qui ont réclamé à maintes reprises son exclusion.

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Il a notamment fustigé "leur aveuglement" qui a "permis de faire élire un maire Front national dans les 13e et 14e arrondissements de Marseille", le chef de file frontiste Stéphane Ravier qui a profité du maintien du candidat socialiste pour remporter le secteur le plus peuplé de la ville. 

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