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G7 sur l'énergie, mesures ciblées, pas de blocage des prix : les annonces d'Emmanuel Macron face à la flambée des carburants

Lors de sa prise de parole à l'issue de sa réunion avec les chefs de parti, Emmanuel Macron a reconnu que la flambée des carburants pesait directement sur le pouvoir d'achat. Le président incrimine les crises internationales et dit vouloir agir sur le terrain diplomatique pour sécuriser les stocks et les approvisionnements, sans annoncer à ce stade de réponse globale sur les prix.

Emmanuel Macron prend la parole à l'issue de sa réunion avec les chefs de partis sur la situation internationale et énergétique à l'Élysée le 18 septembre 2026.

Crédit : Thomas SAMSON / POOL / AFP

Eléonore Aparicio

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Pas de blocage des prix, des aides toujours plus ciblées et un appelle à une action européenne. À l'issue d'une réunion à l'Elysée où Emmanuel Macron a rassemblé les chefs de partis, les candidats à la présidentielle pour faire le point sur la crise internationale et la flambée des coûts de l'énergie, le président a pris la parole et reconnu que "les prix à la pompe atteignent des niveaux historiques qui font aujourd'hui beaucoup souffrir, qui accroissent les problèmes de pouvoir d'achat".

Le chef de l'État a attribué cette hausse des prix du carburant à la situation géopolitique au Moyen-Orient. "Cette situation, elle est due intégralement aux guerres et à la situation internationale", affirme-t-il, en pointant notamment les tensions autour du détroit d'Ormuz. Selon lui, la priorité est donc de rétablir les conditions d'approvisionnement. "Aujourd'hui, la France fait tout pour faciliter la réouverture pacifique du détroit d'Ormuz", a-t-il assuré en expliquant miser sur des discussions diplomatiques pour sécuriser à nouveau le trafic maritime. 

En attendant une détente au Moyen-Orient, le président affirme vouloir garantir l'approvisionnement en produits les plus sensibles, notamment le "diesel, jet fuel et gaz". Il assure avoir multiplié les échanges avec plusieurs pays producteurs pour "sécuriser à court terme nos approvisionnements dans les catégories les plus critiques". Il cite notamment l'Arabie saoudite, l'Irak, le Qatar, les Émirats arabes unis ou encore le Nigeria.

La France va convoquer un G7 sur l'énergie

À la tête du G7 jusqu'à décembre 2026, Emmanuel Macron a également annoncé vouloir convoquer les grandes puissances, afin de renforcer "une meilleure coordination sur les niveaux de stock", mais aussi la coopération sur "les exportations et les capacités de production". "Nous aurons dans les prochaines semaines un G7 qui sera consacré à ces sujets énergétiques, à la fois pour accroître la coopération et éviter des tensions inutiles entre les pays du G7 et nos principaux partenaires", a-t-il expliqué. 

Sur le plan européen, le président veut accélérer les leviers disponibles. "Dès aujourd'hui, je vais saisir la présidente de la Commission européenne", dit-il, pour avancer sur les stocks de gaz et sur "toutes les flexibilités possibles pour baisser nos prix". Il évoque aussi des mesures techniques, comme "faciliter le recours au biocarburant lorsque c'est techniquement possible". 

Le président s'est toutefois voulu rassurant, assurant que la France était "au bon niveau de stockage attendu" et qu'elle obtiendrait "pour cet hiver le remplissage des cuves".

Pas de blocage des prix ou de baisse générale

Emmanuel Macron ne ferme pas totalement la porte à des mesures nationales, mais il refuse à ce stade d'annoncer un blocage des prix ou une baisse générale des taxes. "Nous avons des contraintes de finances publiques", rappelle-t-il. Il insiste sur la nécessité de ne pas répondre uniquement par la dépense publique, estimant que "cette flambée des prix n'est pas la conséquence de décisions gouvernementales ou de mesures nationales, mais de la situation géopolitique".

Le chef de l'État promet néanmoins un accompagnement ciblé. Il évoque "des mesures d'accompagnement" pour les secteurs les plus exposés et pour les ménages les plus touchés, en rappelant l'existence de "la mesure gros rouleur, qui touche environ 3 millions de nos compatriotes". Les arbitrages doivent désormais être précisés par le gouvernement dans les prochains jours.

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