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François Hollande : "La France ne laissera pas passer l'obscurantisme"

Lors d'un dîner au Crif, le président de la République a réaffirmé que la France ne sombrerait pas à "l'extrémisme".

François Hollande à la sortie du Conseil des ministres, le 21 décembre 2016
François Hollande à la sortie du Conseil des ministres, le 21 décembre 2016 Crédit : Patrick KOVARIK / AFP
Ambre Deharo
Ambre Deharo
et AFP

"La France sera toujours au rendez-vous de la liberté et du droit". Lors d'un dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) le 22 février, en présence de François Fillon, Emmanuel Macron et Benoît Hamon, François Hollande a joué de nouveau la carte du chef d'État rassurant. Alors que l'élection présidentielle se profile, et que les candidats ont présenté des projets pour la France radicalement différents, le président de la République a réaffirmé que la France "ne laissera pas passer l'obscurantisme". "La France, elle ne succombera jamais à l'extrémisme (...) elle saura faire les choix qui correspondent à son honneur et à sa grandeur", a-t-il ajouté pour sa dernière participation à ce dîner annuel. 

Quelque 700 personnes étaient présentes ce mercredi, dont plusieurs ministres et responsables politiques, une vingtaine d'ambassadeurs, plusieurs dignitaires religieux et chefs d'entreprise. Ni Marine Le Pen, en tête dans les sondages pour le premier tour, ni Jean-Luc Mélenchon n'avaient été invités à ce dîner. Les déclarations de François Hollande répondaient au propos de Francis Kalifat, le président du Crif, selon lequel "une partie croissante des Français musulmans" faisait preuve d'antisémitisme. "Je ne dis pas que tous les Français musulmans, tous les sympathisants du Front national et tous les sympathisants de l'extrême gauche sont antisémites, je fais le constat que les antisémites sont surreprésentés dans ces trois groupes", a précisé le numéro 1 du conseil, dans le but d'"éviter les malentendus et les mauvais procès". 

L'attitude du Crif à l'égard de Jean-Luc Mélenchon n'a d'ailleurs pas plu au principal intéressé. Quelques heures avant le dîner, il s'en était dit "profondément choqué". "Me comparer au parti d'extrême droite dont l'histoire européenne est mêlée aux pires atrocités commises contre les Juifs est une faute morale et politique", avait-il ainsi dénoncé, en taclant d'"antirépublicaine" l'attitude du Crif. Le Front national avait de son côté qualifié ce gala de "dîner mondain, communautaire, discriminatoire et stérile". 

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