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Fillon dément avoir incité la majorité à "taper vite" sur Sarkozy

L'ex-premier ministre a "formellement démenti" avoir exhorté l'Elysée à faire accélérer les procédures judiciaires contre Sarkozy en pleine affaire Bygmalion.

François Fillon et Nicolas Sarkozy, en 2013. (archives)
François Fillon et Nicolas Sarkozy, en 2013. (archives)
Crédit : ERIC FEFERBERG KENZO TRIBOUILLARD / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Deux journalistes du Monde ont mis le feu au poudre entre François Fillon et Nicolas Sarkozy. Dans leur livre à paraître Sarko s'est tuer, Gérard Davet et Fabrice Lhomme racontent un déjeuner entre François Fillon et Jean-Pierre Jouyet, au cours duquel l'ex-premier ministre aurait exhorté la majorité à "taper vite" sur son rival en pleine affaire Bygmalion. Des propos que François Fillon a "démenti formellement" mercredi 5 novembre. 

"Je démens formellement les propos que m'attribuent Gérard Davet et Fabrice Lhomme, a affirmé François Fillon. J'ai effectivement déjeuné à sa demande avec Jean-Pierre Jouyet qui fut ministre de mon gouvernement", se justifie-t-il.  

Un François Fillon excédé par les dépenses de l'UMP

"Le procédé qui consiste à me prêter la volonté de m'appuyer sur les plus hautes autorités de l'État pour faire pression sur l'autorité judiciaire est méprisable. La manœuvre est grossière. Pour moi, le combat politique se mène strictement sur le terrain des idées", a déclaré l'ancien Premier ministre.

La manœuvre est grossière

François Fillon

Dans leur livre, les deux journalistes affirment que François Fillon, lors d'un déjeuner près de l'Elysée le 24 juin dernier avec Jean-Pierre Jouyet - son secrétaire d'Etat aux Affaires européennes de mai 2007 à décembre 2008 et secrétaire général de l'Elysée depuis avril -, a dénoncé le fait que l'UMP ait remboursé en 2013, à la place de l'ancien président de la République, les pénalités liées au dépassement du plafond des dépenses de campagne de Sarkozy en 2012.

Selon les deux auteurs, Fillon a lancé: "Jean-Pierre, c'est de l'abus de bien social, c'est une faute personnelle, l'UMP n'avait pas à payer" avant de lui demander de faire pression pour accélérer le cours judiciaire des affaires visant Sarkozy. "Mais tapez vite, tapez vite ! Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir. Alors agissez !".

Mais tapez vite, tapez vite ! (...) si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir.

François Fillon

Une information confirmée par l'Élysée

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"Stupéfiante, la démarche de François Fillon (qui n'a pas donné suite à nos sollicitations) nous a été confirmée en septembre 2014 par la présidence de la République, qui a assuré n'y avoir évidemment donné aucun suite", ajoutent les journalistes dans leur livre.

Dans cet ouvrage, ils affirment également que Nicolas Sarkozy savait dès novembre 2013 - soit deux mois avant la révélation du magazine people Closer qui, avec sa fameuse une du 10 janvier 2014, a lancé "l'affaire Julie Gayet"-  que le président François Hollande rendait secrètement visite en scooter à l'actrice tout près de l'Elysée.

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