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Fessenheim : "C'est une grosse opération d'enfumage", dénonce Jadot

INVITÉ RTL - Le candidat écologiste à la présidentielle de 2017 ne croit pas à la fermeture de la centrale malgré le dernier accord annoncé entre l'État et EDF ce mardi 24 janvier.

Yannick Jadot, député européen Europe écologie-Les Verts
Yannick Jadot, député européen Europe écologie-Les Verts
Crédit : ERIC CABANIS / AFP
Fessenheim : "C'est une grosse opération d'enfumage", dénonce Jadot
00:05:47
Claire Gaveau
Claire Gaveau

Une enveloppe de 446 millions d'euros pour compenser le manque à gagner et la suppression de 2.000 emplois. Le Conseil d'administration d'EDF a accepté l'accord d'indemnisation proposé par l'État afin d'enfin réussir à fermer la centrale de Fessenheim. Mais le chemin est encore long. Et Yannick Jadot, candidat écologiste à la présidentielle 2017 croit "de moins en moins" à la fermeture définitivement de la plus vieille centrale française alors que c'était une promesse du quinquennat de François Hollande.

Invité de RTL, Yannick Jadot dénonce "une grosse opération d'enfumage". "On fait le lien entre le démarrage de l'EPR de Flamanville et la fermeture de Fessenheim, c'est-à-dire qu'on ne fera pas ça avant le changement de présidence. Donc, on laisse cela entre les mains du prochain gouvernement et c'est totalement irresponsable", a-t-il déploré regrettant qu'EDF soit "prêt à accepter beaucoup d'argent" tout en  "reculant au maximum toutes décisions en matière de fermeture". Yannick Jadot pointe dès lors les problèmes de sécurité en jeu rappelant qu'un des réacteurs était éteint depuis plus de 200 jours. 

L'avenir de la centrale est donc cantonné à l'élection présidentielle de mai prochain. Malgré le programme tourné vers l'écologie, Yannick Jadot refuse de soutenir l'ancien ministre de l'Éducation nationale. "Pourquoi voulez-vous que je me rallier à Benoît Hamon qui après doit se rallier à Mélenchon, qui va se rallier à Macron, qui va se rallier à Fillon ?, a-t-il questionné. Je suis candidat écologiste. On verra ce qu'il se passera dans l'avenir". Une manière pour le candidat de critiquer la politique "verte" menée par le gouvernement tout au long du quinquennat. "Ce gouvernement, avec le Parti socialiste, n'a pas voulu tourner la page du nucléaire", explique-t-il saluant tout de même la mise en avant de certaines idées dans le débat public.

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