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En Israël, Nicolas Sarkozy fustige tout boycott

"Tout boycott d'Israël est inadmissible" a déclaré ce lundi le président des Républicains à Jérusalem alors que le PDG d'Orange a évoqué l'idée de quitter le pays.

Nicolas Sarkozy le 8 juin 2015 en Israël.
Nicolas Sarkozy le 8 juin 2015 en Israël.
Crédit : GALI TIBBON / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Il assure ne pas vouloir rentrer dans la polémique sur un éventuel départ d'Orange d'Israël. Pourtant Nicolas Sarkozy a mis les deux pieds dedans ce lundi 8 juin en condamnant "tout boycott" d'Israël lors de sa visite à Jérusalem.

"Le boycott d'Israël est inadmissible. Je ne dis pas qu'il y avait une volonté de boycott de la part de cette entreprise (Orange), mais je dis que ce n'est pas comme ça qu'on fera la paix", a déclaré le président des Républicains à l'issue d'une visite d'entreprise. Un avis partagé avec l'exécutif qui s'oppose à tout départ de l'opérateur français d'Israël dans ces conditions.

Les explications de Stéphane Richard

Tout a commencé par une déclaration malheureuse du PDG d'Orange, Stéphane Richard, qui affirmait mercredi dernier au Caire qu'il retirerait sa marque du pays sur-le-champ s'il ne s'exposait pas à des risques considérables de demande de dédommagement. Des propos immédiatement considérés en Israël comme une tentative de la part d'Orange de se dissocier pour des raisons politiques de son partenaire israélien Partner, qui utilise son image et sa marque contre une redevance.

Partner délivre ses services non seulement en Israël, mais dans les colonies de Cisjordanie occupée, malgré le caractère illégal de la colonisation aux yeux de la communauté internationale.Orange a depuis expliqué n'avoir aucune motivation politique, mais vouloir seulement retrouver la maîtrise totale de sa marque. Stéphane Richard a par ailleurs annoncé ce lundi 8 juin qu'il se rendrait en Israël pour s'expliquer.

Nicolas Sarkozy, diplomate de l'opposition

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En visite d'une journée en Israël et dans les Territoires palestiniens, Nicolas Sarkozy, visiblement soucieux de se refaire une image à l'international, a également profité de cette conférence de presse pour tacler au passage la politique gouvernementale sur le conflit israélo-palestinien. L'ancien chef d'État a jugé "dangereux" et qualifié d"'erreur" le projet du gouvernement français de passer par une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU pour tenter de relancer l'effort de paix entre Israéliens et Palestiniens.

"Je verrai quand elle sera présentée", a déclaré Nicolas Sarkozy à la presse en parlant d'une possible résolution française. "Mais (cela) me semble toujours curieux lorsqu'on prend des initiatives sans demander le soutien, l'avis des gens qui sont concernés ; ça me paraît dangereux parce que, qui peut imaginer qu'on pourra contraindre Israéliens et Palestiniens à faire la paix sans eux; c'est eux qui doivent faire la paix". "La paix ici viendra d'abord des Israéliens et des Palestiniens eux-mêmes et tout ce qui sera fait de l'extérieur, me semble-t-il, sans leur accord, sans leur soutien (..) serait une erreur", a-t-il ajouté, assurant qu'il "reste attaché à l'idée de deux Etats nations vivant en paix côte à côte".

Nicolas Sarkozy avait auparavant rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans la matinée. Ce dernier est farouchement opposé à ce que le Conseil de sécurité intervienne dans le conflit israélien-palestinien et soutient que celui-ci doit être résolu par des discussions bilatérales. De telles discussions, sous l'égide américaine, ont avorté en avril 2014. Depuis, les perspectives de résolution du conflit ont rarement plus sombres. Les Palestiniens ont tenté d'avoir recours au Conseil de sécurité fin 2014, en vain.

Devant le constat d'un statu quo intenable selon elle, la France veut un accompagnement international pour une relance des discussions de paix. Elle devrait, après le 30 juin, reprendre ses efforts pour faire adopter par le Conseil de sécurité une résolution qui fixerait un calendrier et des paramètres de négociations.

Après sa rencontre avec le dirigeant israélien, Nicolas Sarkozy devait rencontrer dans l'après-midi le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah.

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