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Violences du 17 octobre : Marine Le Pen dénonce une "crise profonde de confiance" qui "fait peser une menace sur la démocratie"

La journée de mobilisation du samedi 17 octobre a été marquée par des violences et des dégradations en marge des manifestations officielles. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé 1.200 interpellations, déplorant également 150 policiers et gendarmes blessés. Dans plusieurs villes, des commerces ont été pillés et des lieux de pouvoir ciblés, comme à Limoges, où la mairie a été incendiée.

La présidente du groupe parlementaire Rassemblement National, Marine Le Pen, à Nice le 14 juillet 2026.

Crédit : Valery HACHE / AFP

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Les 3 infos à retenir
  • Appels à la "démission" du ministre de l'Intérieur, critiques sur la stratégie de maintien de l'ordre : l'exécutif est sous forte pression dimanche au lendemain des violences en marge des manifestations du 17 octobre. En retrait jusqu'ici, Emmanuel Macron va s'adresser aux Français à 20 heures. 
  • Alors que le dispositif policier pour cette journée de mobilisation a été remis en question, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, assure qu'il n'a pas été sous-dimensionné. Il s'exprimera ce soir sur TF1.
  • Alexandre Bompard, président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), a estimé dimanche à 1.500 le nombre de commerces directement touchés en France par les violences de la veille, pour une facture de centaines de millions d'euros.  
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Marine Le Pen dénonce "une crise profonde" qui fait "peser une menace sur la démocratie"

Alerte

Dans une vidéo publiée sur X, aux allures d'allocution présidentielle, Marine Le Pen condamne les violences et dénonce une "crise profonde de confiance, d’autorité qui fait peser une menace sur la démocratie". Elle fustige également un "pouvoir macroniste à bout de souffle, épuisé, désorienté". 

La CRS 8, spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, à nouveau déclenchée à Paris

Alerte

La CRS 8, une unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, est déployée dans Paris pour le deuxième jour d'affilée. 

Selon la préfecture de police, cette unité spécialisée est "engagée place de la République", où de vives tensions sont en cours, avec des affrontements entre plusieurs centaines de personnes et les forces de l'ordre. Des actions de pillage ont également repris dans le secteur, visant notamment un magasin de vêtements.

"L'ordre n'existe plus aujourd'hui en France", affirme Bardella

"La France a été humiliée par une violence qui monte à chaque fois [...] L'ordre n'existe plus aujourd'hui en France", affirme le président du Rassemblement national, venu visiter le commissariat central de Paris. 

"Qu'il s'en aille et qu'il demande pardon", a également dit Jordan Bardella, trois heures avant l'allocution d'Emmanuel Macron, avant d'être interpellé en direct par le député Pouria Amirshahi.

"Quelle légitimité, il a, lui ?", lance député de la 5e circonscription de Paris, considérant que Jordan Bardella est un "usurpateur". "C'est un scandale ce qu'il fait", regrette-t-il sur BFMTV, appelant à l'union des Français à l'aube de la présidentielle 2027.

Réunion avec les banques et les assurances autour de Serge PaPin

Serge Papin réunira demain les fédérations du commerce et du tourisme avec les banques et les assurances. "À la suite des saccages et des pillages de ce samedi, je réunirai demain matin à 9h00 à Bercy les fédérations de commerçants, d'enseignes, d'artisans et de restaurateurs aux côtés des banques et les assurances", a annoncé dans un message publié cet après-midi sur X le ministre, dont le portefeuille couvre également les PME, l'artisanat, le tourisme et le pouvoir d'achat.  

L'Association des maires de France appelle au rassemblement

Alerte

L'Association des maires de France appelle au rassemblement devant les mairies demain à midi. 

Trump accuse "l'immigration" après les violences d'hier

Alerte

Dans la même ligne que son vice-président JD Vance, Donald Trump a accusé l'immigration après les scènes de violences hier soir. "La France brûle ! L'immigration de personnes venues d'un autre monde, des personnes au cœur rempli de haine, a ravagé ce pays autrefois si grand", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social. 

"Fermez vos frontières et reprenez le contrôle, avant qu'il ne soit trop tard !", a-t-il appelé. 

Retrouvez la prise de parole du président des États-Unis dans notre article dédié ici ⬇️

Macron s'adressera aux Français à 20 heures

Alerte

Le président de la République va prendre la parole, ce soir, à 20 heures. Emmanuel Macron s'adressera "solennellement aux Français". Il recevra auparavant Sébastien Lecornu et d'autres ministres à l'Élysée, a également annoncé la présidence de la République, alors que le gouvernement se retrouve sous la pression des oppositions et de certains maires concernant la gestion des manifestations d'hier.

1.500 commerçants touchés, des centaines de millions d'euros de dégâts

Alerte

Le président de la Fédération du commerce et de la distribution affirme que 1.500 commerçants ont  été touchés, pour des centaines de millions d'euros de dégâts. 

"C'est un peu tôt" pour évaluer l'ampleur des dégâts mais "pour tout le commerce français, 1.500 commerçants ont été touchés directement" et la facture sera "très élevée", a dit Alexandre Bompard sur LCI en évoquant un montant de "plusieurs centaines de millions d'euros".  

Matignon accepte la demande des maires de Paris, Lyon et Marseille

Alerte

Selon les informations de RTL, Sébastien Lecornu va recevoir les maires de Paris, Lyon et Marseille qui ont demandé à être reçus.

Une cellule interministérielle de crise prévue ce soir

Alerte

Sébastien Lecornu va présider ce soir, à 19 heures, une cellule interministérielle de crise. Les volets "économie-commerce", "assurance" et "suivi judiciaire" seront abordés.

Plus 1.800 interpellations en France, selon Nuñez

Alerte

Laurent Nuñez affirme que plus de 1.800 personnes ont été interpellées en France après les scènes de violence et de pillages hier soir. Le ministre de l'Intérieur se rendra demain à Marseille.

Tondelier appelle à la "démission" du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez

Alerte

La cheffe des Écologistes Marine Tondelier appelle  à la "démission" du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. Ce dernier se rendra à Marseille demain, sans plus de précisions.

"Laurent Nuñez est manifestement dépassé par la situation, dont il a clairement sous-estimé l'ampleur", a jugé sur X la candidate à la présidentielle, arguant que "des villes entières" ont été "abandonnées aux casseurs", "pendant que des manifestants pacifiques étaient violentés".  

Plus de 500 personnes en gardes à vue à Paris

Alerte

Le parquet de Paris annonce que 517 personnes sont en garde à vue, en marge des manifestations, plus précisément 346 personnes majeures et 171 mineurs.

"Les interpellations ont duré toute la nuit, et jusqu'aux alentours de 06H00 du matin", a précisé le ministère public, avec des arrestations majoritairement pour recel de vol, groupement en vue de commettre de violences ou encore dégradations. 

Mélenchon accuse aussi le gouvernement

« Il n'y a que le gouvernement » qui est responsable de la situation, a affirmé Jean-Luc Mélenchon. « Je suis inquiet, il aura fallu toutes ces violences pour que l'on entende Emmanuel Macron », déplore le candidat LFI à l'élection présidentielle sur LCI, estimant que le gouvernement est responsable de la situation pour avoir « utilisé la méthode du pourrissement ».

Une jeune femme a perdu un oeil à mulhouse

Le parquet a saisi la délégation de l'IGPN à Metz d'"une enquête de flagrance pour violences aggravées", a précisé le procureur de la République de la ville, Nicolas Heitz, dans un communiqué.
Selon les premières investigations, la victime est "une jeune femme âgée de 17 ans, née à Mulhouse", a-t-il dit. "Malheureusement, malgré l'intervention chirurgicale réalisée en urgence, la perte de son oeil gauche est définitive", a-t-il ajouté. 

Marine Le Pen dénonce "une crise profonde" qui fait "peser une menace sur la démocratie"

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Dans une vidéo publiée sur X, aux allures d'allocution présidentielle, Marine Le Pen condamne les violences et dénonce une "crise profonde de confiance, d’autorité qui fait peser une menace sur la démocratie". Elle fustige également un "pouvoir macroniste à bout de souffle, épuisé, désorienté". 

Près de 100 personnes en garde à vue à Marseille

Selon la préfecture de police à Marseille, 99 personnes ont été placées en garde à vue. 118 policiers ont été blessés, dont trois hospitalisés. Elle avance également le chiffre de 8.000 émeutiers et de 22.000 pilleurs.

La CRS 8, spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, à nouveau déclenchée à Paris

Alerte

La CRS 8, une unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, est déployée dans Paris pour le deuxième jour d'affilée. 

Selon la préfecture de police, cette unité spécialisée est "engagée place de la République", où de vives tensions sont en cours, avec des affrontements entre plusieurs centaines de personnes et les forces de l'ordre. Des actions de pillage ont également repris dans le secteur, visant notamment un magasin de vêtements.

"L'ordre n'existe plus aujourd'hui en France", affirme Bardella

"La France a été humiliée par une violence qui monte à chaque fois [...] L'ordre n'existe plus aujourd'hui en France", affirme le président du Rassemblement national, venu visiter le commissariat central de Paris. 

"Qu'il s'en aille et qu'il demande pardon", a également dit Jordan Bardella, trois heures avant l'allocution d'Emmanuel Macron, avant d'être interpellé en direct par le député Pouria Amirshahi.

"Quelle légitimité, il a, lui ?", lance député de la 5e circonscription de Paris, considérant que Jordan Bardella est un "usurpateur". "C'est un scandale ce qu'il fait", regrette-t-il sur BFMTV, appelant à l'union des Français à l'aube de la présidentielle 2027.

Réunion avec les banques et les assurances autour de Serge PaPin

Serge Papin réunira demain les fédérations du commerce et du tourisme avec les banques et les assurances. "À la suite des saccages et des pillages de ce samedi, je réunirai demain matin à 9h00 à Bercy les fédérations de commerçants, d'enseignes, d'artisans et de restaurateurs aux côtés des banques et les assurances", a annoncé dans un message publié cet après-midi sur X le ministre, dont le portefeuille couvre également les PME, l'artisanat, le tourisme et le pouvoir d'achat.  

L'hôtel de ville de Limoges incendié

L'hôtel de ville de Limoges a été incendié hier. Les stigmates sont visibles aujourd'hui, selon notre reporter sur place.

Pour tenter de calmer le jeu, Sébastien Lecornu a assuré dans un courrier que la mairie serait reconstruite, avec le concours de l'État. Une réponse au maire Guillaume Guérin (LR), qui, devant les décombres de l'hôtel de ville incendié, a lui aussi lourdement fustigé la stratégie de maintien de l'ordre déployée hier. 

La mairie de Limoges, le 18 octobre 2026

Crédit Image : RTL

L'Association des maires de France appelle au rassemblement

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L'Association des maires de France appelle au rassemblement devant les mairies demain à midi. 

nouveau rassemblement place de la République

Des personnes sont rassemblées place de la République. Des policiers sont déployés sur place, prêts à agir.

"Un appel à rassemblement, non déclaré, place de la République ce jour à 14 heures a été diffusé sur les réseaux sociaux", selon la préfecture de police. 

Trump accuse "l'immigration" après les violences d'hier

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Dans la même ligne que son vice-président JD Vance, Donald Trump a accusé l'immigration après les scènes de violences hier soir. "La France brûle ! L'immigration de personnes venues d'un autre monde, des personnes au cœur rempli de haine, a ravagé ce pays autrefois si grand", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social. 

"Fermez vos frontières et reprenez le contrôle, avant qu'il ne soit trop tard !", a-t-il appelé. 

Retrouvez la prise de parole du président des États-Unis dans notre article dédié ici ⬇️

Une cellule d'aide aux victimes des casseurs à Strasbourg

La maire de Strasbourg Catherine Trautmann a annoncé la mise en place d'une cellule d'écoute et d'accompagnement juridique pour soutenir les victimes des dégradations perpétrées par des casseurs. 

"Je mesure l'émotion et le désarroi de nos concitoyens, des commerçants et restaurateurs, des salariés et agents publics pris pour cible", a déclaré l'édile dans un communiqué, alors que plusieurs magasins ont été pillés samedi en soirée dans le centre de la capitale alsacienne. 

Main arrachée à Saint-Étienne : l'inspection générale de la gendarmerie co-saisie

L'inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) a été co-saisie avec celle de la police nationale (IGPN), après qu'un mineur a eu la main arrachée par une grenade à Saint-Étienne hier.

le parquet de paris annonce 855 interpellations

Dans un nouveau bilan, le parquet de Paris annonce que "855 personnes ont été interpellées dans le cadre des manifestations du 17 octobre", parmi lesquelles 557 ont été placées en garde à vue dont 381 majeurs et 151 mineurs et 25 dont l'âge est indéterminé.

Macron s'adressera aux Français à 20 heures

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Le président de la République va prendre la parole, ce soir, à 20 heures. Emmanuel Macron s'adressera "solennellement aux Français". Il recevra auparavant Sébastien Lecornu et d'autres ministres à l'Élysée, a également annoncé la présidence de la République, alors que le gouvernement se retrouve sous la pression des oppositions et de certains maires concernant la gestion des manifestations d'hier.

Sébastien Chenu estime Laurent Nuñez "a perdu le contrôle"

Invité du Grand Jury - RTL - Public Sénat - Ouest-France - M6, le vice-président du RN dénonce les violences qui ont éclaté en marge de la mobilisation du 17 octobre, qui sont selon lui, la conséquence de la politique du gouvernement macroniste.

Retrouvez notre article complet ici ⬇️

"L'État est totalement dépassé" : Sébastien Chenu demande un "changement de politique"

Invité du Grand Jury - RTL - Public Sénat - Ouest-France - M6, le vice-président du RN pointe la responsabilité des violences du 17 octobre à la délinquance étrangère, l'extrême gauche et les jeunes de banlieues. 

"L'État est totalement dépassé", a déclaré Sébastien Chenu, face à la "voyoucratie". Il demande un "changement de politique", sans pour autant réclamer la démission du ministre de l'Intérieur.

1.500 commerçants touchés, des centaines de millions d'euros de dégâts

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Le président de la Fédération du commerce et de la distribution affirme que 1.500 commerçants ont  été touchés, pour des centaines de millions d'euros de dégâts. 

"C'est un peu tôt" pour évaluer l'ampleur des dégâts mais "pour tout le commerce français, 1.500 commerçants ont été touchés directement" et la facture sera "très élevée", a dit Alexandre Bompard sur LCI en évoquant un montant de "plusieurs centaines de millions d'euros".  

"Ça a créé un précédent" : pourquoi les violences du 17 octobre sèment le doute sur les manifestations à venir

Le sociologue Jean-François Amadieu analyse sur RTL les différences entre les violences commises lors de cette journée du 17 octobre et celles qui ont eu lieu lors de précédentes mobilisations.

Retrouvez son décryptage dans notre article complet ⬇️

Matignon accepte la demande des maires de Paris, Lyon et Marseille

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Selon les informations de RTL, Sébastien Lecornu va recevoir les maires de Paris, Lyon et Marseille qui ont demandé à être reçus.

Une cellule interministérielle de crise prévue ce soir

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Sébastien Lecornu va présider ce soir, à 19 heures, une cellule interministérielle de crise. Les volets "économie-commerce", "assurance" et "suivi judiciaire" seront abordés.

Plus 1.800 interpellations en France, selon Nuñez

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Laurent Nuñez affirme que plus de 1.800 personnes ont été interpellées en France après les scènes de violence et de pillages hier soir. Le ministre de l'Intérieur se rendra demain à Marseille.

Tondelier appelle à la "démission" du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez

Alerte

La cheffe des Écologistes Marine Tondelier appelle  à la "démission" du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. Ce dernier se rendra à Marseille demain, sans plus de précisions.

"Laurent Nuñez est manifestement dépassé par la situation, dont il a clairement sous-estimé l'ampleur", a jugé sur X la candidate à la présidentielle, arguant que "des villes entières" ont été "abandonnées aux casseurs", "pendant que des manifestants pacifiques étaient violentés".  

"les forces de l'ordre ont été débordées", juge Hollande

Les forces de l'ordre "ont été débordées", et l'État "n'a pas été capable d'assurer partout l'ordre public", déplore François Hollande, soulignant qu'il est désormais "essentiel de ramener au plus tôt la paix civile". 


"Les forces de l'ordre, dont nul ne peut contester l'extrême difficulté de leur mission et qui ont elles-mêmes été agressées, ont été débordées", a jugé sur X l'ancien président, soulignant que l'État "n'a pas été capable d'assurer partout l'ordre public". 

"C'est trop dur" : à Bordeaux, les commerçants désemparés après les pillages

À Bordeaux, de nombreux commerces ont été pillés hier. "C'est beaucoup de colère", témoigne Margot, restauratrice, au micro de RTL, balais à la main pour nettoyer les dégâts. "Rien ne justifie tout ce qui s'est passé hier après-midi", dit-elle, se disant très émue et dépassée. 

"Ce sont d'autres gens qui, en toute impunité, viennent piller sous prétexte que d'autres manifestent. C'est trop dur", se désole-t-elle. 

"On va quitter le centre-ville, on va quitter la France", renchérit un autre commerçant, à l'adresse du maire Thomas Cazenave. "C'est le jour de trop", lance-t-il, visiblement en colère. "Il faut plus de moyens et plus anticiper", lui répond l'édile. 

Écoutez le reportage complet de notre reporter sur place ⬇️

la résidence préfectorale "saccagée" à Bordeaux

À Bordeaux, la résidence de la préfète a été vandalisée hier. "Des individus sont entrés et ont saccagé les lieux", a indiqué à l'AFP une porte-parole de la préfecture, tandis que la préfète, Sophie Brocas, a condamné "avec la plus grande fermeté" les dégradations commises en ce lieu et le pillage de commerces en centre-ville. 

La résidence préfectorale de Bordeaux, le 18 octobre 2026

Crédit Image : RTL

Plus de 500 personnes en gardes à vue à Paris

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Le parquet de Paris annonce que 517 personnes sont en garde à vue, en marge des manifestations, plus précisément 346 personnes majeures et 171 mineurs.

"Les interpellations ont duré toute la nuit, et jusqu'aux alentours de 06H00 du matin", a précisé le ministère public, avec des arrestations majoritairement pour recel de vol, groupement en vue de commettre de violences ou encore dégradations. 

160 personnes en garde à vue à Lyon

À Lyon, selon le préfet du Rhône, 160 personnes ont été placées en garde à vue, dont 124 majeurs en marge de la manifestation. Face aux émeutes d'une "ampleur totalement inédite", la priorité des forces de l'ordre a été "de protéger les vies", a déclaré à la presse Étienne Guyot. 


"Je comprends la colère, je comprends la peur, car ces sentiments je les ressens aussi", déclare le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet. 


L'édile a demandé, avec ses homologues de Marseille et Paris, a être reçu par le Premier ministre Sébastien Lecornu en début de semaine, "face à l'ampleur des dégâts et la gravité de la situation" liées aux violences, dégradations et pillages commis hier dans leurs villes. 

"Trois fois plus qu'un week-end habituel" : Plus de 1.000 agents de propreté déployés à Paris

"Paris se relève grâce à la mobilisation exceptionnelle de ses agents", salue le maire de la capitale Emmanuel Grégoire sur X. Selon l'édile socialiste, "plus de 1.000 agents" sont à pied d'œuvre depuis 3 heures du matin pour nettoyer les rues de la ville. C'est "trois fois plus qu'un week-end habituel".

un "manque de moyens" policiers contre les pillages

La première adjointe PS au maire de Paris, Lamia El Aaraje, a déploré dimanche "un manque de moyens" policiers pour mettre un terme aux scènes de pillages constatées samedi jusque dans la nuit dans de nombreux secteurs de la capitale. 


"Il y a eu clairement, je dirais, un manque de moyens hier soir sur la capitale", "ce n'est pas acceptable de voir à l'image des gens saccager des commerces et s'en prendre physiquement" à des bâtiments, a-t-elle critiqué sur Franceinfo. L'élue a évoqué "un niveau de violence que nous n'avons, je crois, jamais vu" à Paris. 

Le maire de Marseille, Benoît Payan, a formulé la même critique, dénonçant une seule compagnie de CRS pour la deuxième ville de France.

Le feu à la mairie de limoges est désormais circonscrit

L'incendie qui a dévasté l'hôtel de ville de Limoges est "circonscrit", a déclaré le préfet de la Haute-Vienne Maurice Barate, dimanche sur LCI, précisant que les "pompiers sont en train d'éteindre les dernières braises".  


"C'est sciemment que le feu a été mis", a dénoncé le représentant de l'État en fustigeant "une horde sauvage" à l'origine du sinistre, qui a très lourdement endommagé l'édifice du 19e siècle, et de très nombreux dégâts dans la capitale limousine. Le maire de Limoges a déploré sur RTL des "dégâts considérables" dont le coût atteindra certainement des sommes "pharaoniques". 

Des dégâts "absolument considérables"

Le maire de Limoges, Guillaume Guérin, déplore sur RTL des "dégâts absolument considérables" après l'incendie de la mairie en marge des manifestations. Le feu s'est propagé dans une aile du bâtiment avant d'atteindre le toit, et le clocher a fini par s'effondrer. 

Compte tenu de l'histoire du bâtiment, vieux de "plusieurs siècles", il n'est pas encore possible de chiffrer le montant des dégâts, mais le maire évoque des sommes "pharaoniques". Au-delà de l'aspect financier, il s'inquiète surtout pour ses "centaines d'agents qui ne pourront pas embaucher" demain. Au total, 17 personnes ont été interpellées à Limoges, dont 7 mineurs.

855 interpellations à paris

La préfecture de police de Paris recense ce matin 855 interpellations, un chiffre record. " Les investigations se poursuivent pour identifier les auteurs et engager leur responsabilité pénale et civile", précise la préfecture. 

Dans la capitale, la situation a été stabilisée vers 23h hier soir, alors même que "des pillages et des dégradations ont été commis, notamment dans les secteurs de la place de la République, du boulevard de Sébastopol et du faubourg Saint-Honoré."

Une situation "complètement inédite"

Si les violences urbaines survenues hier ne sont pas complètement hors de l'ordinaire, le sociologue Jean-François Amadieu explique sur RTL que certains éléments les rendent inédites : le fait qu'elles se soient déroulées en centre-ville, par exemple, ou encore qu'elles aient touché "beaucoup de villes moyennes", qui est "un élément complètement inédit". 

"Pour la première fois, les casseurs s'en sont pris aux symboles de l'État ou de la République : les communes, les mairies... Ça, c'est complètement nouveau", souligne le sociologue. 

les manifestants déplorent les pillages

Les manifestants qui ont défilé un peu partout en France hier déplorent les pillages et les dégradations qui ont eu lieu en marge de la mobilisation. " ", estime auprès de Rtl Mathias, 23 ans, qui a manifesté à Lyon.

600 commerces pillés ou dégradés

Au moins 600 commerces ont été pillés ou dégradés en marge des manifestations dans les régions en zone police, hors préfecture de Paris, a appris RTL. 

darmanin demande une réponse "extrêmement ferme"

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, demande une réponse judiciaire "extrêmement ferme" face aux violences "d'une gravité inouïe" et annonce sur X avoir donné des instructions aux parquets allant dans ce sens. "Le placement en détention provisoire doit être requis contre ceux qui s'en sont pris aux forces de l'ordre, aux sapeurs-pompiers, aux bâtiments publics et aux commerces", estime le ministre de la Justice. 

le vice-président américain accuse l'immigration

Le vice-président américain, JD Vance, a pointé du doigt le rôle selon lui de l'immigration dans les violences qui ont éclaté hier en marge des manifestations. "Les progressistes occidentaux ont importé le tiers-monde en France et d'autres pays au nom de la diversité et de la compassion. Ils ont négligé les questions fondamentales d'assimilation et de compatibilité. On leur a dit que cela finirait comme cela et ils n'ont pas écouté", a-t-il écrit sur X. 

Il appelle la France à "mettre fin à cette folie avant que plus de monuments ne brûlent", faisant référence à la mairie de Limoges qui a été incendiée. Il en a profité pour faire de ces violences un exemple pour tenter de sécuriser les élections léguislatives américaines qui auront lieu début novembre, déclarant : "Voilà l'avenir que les parlementaires démocrates veulent pour notre pays".

le dispositif n'était pas sous-dimensionné, assure laurent Nuñez

Les autorités ont beau avoir anticipé la mobilisation d'hier, les forces de l'ordre ont rapidement été dépassées par les casseurs venus nombreux dans plusieurs grandes villes. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, évoque des "délinquants d'opportunité" mais assure que le dispositif n'était pas sous-dimensionné. Le maire de Marseille, Benoît Payan, n'est pas du même avis, lui qui dénonce une seule compagnie de CRS pour la deuxième ville de France et dit avoir dû appeler personnellement "le président de la République, le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur" pour obtenir des renforts. 

Bally Bagayoko dénonce l'usage de grenades policières

Alors que l'usage de grenades policières avait été dans un premier temps interdit, puis autorisé par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez en amont des manifestations d'hier, plusieurs élus dénoncent l'utilisation de cette arme policière. À Saint-Étienne, un jeune de 17 ans a notamment eu la main arrachée par l'une de ces grenades hier. 

"Le message qui a été envoyé, c'est un message de charger, en fin de compte, les manifestants", déplore le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, qui dit "condamner" ce message du gouvernement. Il estime que "le premier responsable" des affrontements entre policiers et manifestants est Emmanuel Macron, "qui n'a pas appelé à la désescalade". À la veille des manifestations, le président avait toutefois appelé "au calme". 

"Les manifestants ne sont pas des casseurs"

Après des pillages à Marseille, le maire Benoît Payan tient à faire la distinction entre les manifestants d'hier et les casseurs qui ont commis des dégradations. "Les manifestants ne sont pas des casseurs", rappelle-t-il, soulignant au passage le manque de dispositif policier dans la deuxième ville de France pour permettre une manifestation en toute sécurité. Il demande en revanche à ce que les casseurs "soient en prison". 

Des maires demandent à être reçus par Sébastien Lecornu

Après les importantes dégradations et pillages dans plusieurs grandes villes, des maires veulent être entendus par le Premier ministre. "Face à l'ampleur des dégâts et à la gravité de la situation", les maires de Paris, Marseille et Lyon demandent à être reçus en début de semaine par Sébastien Lecornu. Ils exigent un "diagnostic précis et transparent" afin de "comprendre l'enchaînement des événements qui a conduit à cette situation". 

1.200 interpellations

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, recensait hier soir 1.200 interpellations, tandis que le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a déploré des dégradations causées par des "délinquants d'opportunité". Le ministre mentionne "énormément de vidéos" qui devraient permettre "d'autres interpellations" dans les prochains jours. 

L'heure est au bilan

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré aux manifestations du 17 octobre. Au lendemain de la mobilisation, l'heure est au bilan dans de nombreuses villes où la journée a été émaillée de violences. 

À Marseille, Lille, Angers et Bordeaux, des manifestants ont fait irruption dans les locaux des mairies et des préfectures. À Limoges, la mairie a été incendiée et en grande partie détruite. Des commerces ont également été vandalisés et pillés dans les grandes villes. 

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