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Emplois aidés : "C'est une double peine pour la vie associative", estime Sébastien Jumel

INVITÉ RTL - Le député communiste a réagi à la décision du gouvernement de supprimer ces contrats financés en partie par l'État.

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Sébastien Jumel était l'invité de RTL 17 août 2017 Crédit Image : RTLnet | Crédit Média : RTLnet | Date : La page de l'émission
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy
et Jérôme Florin

"Beaucoup de salariés seront pénalisés, souvent les plus précaires et les plus fragiles." Sébastien Jumel, député communiste de Seine-Maritime, fustige la décision du gouvernement de mettre fin aux emplois aidés. Ces contrats en partie financés par l'État pour favoriser l'insertion professionnelle des personnes les plus exclues du marché du travail, sont jugés par la ministre du Travail Muriel Pénicaud comme "coûteux" et "pas efficaces" dans la lutte contre le chômage.

Sébastien Jumel s'inquiète pour les associations, qui bénéficient le plus de ces emplois aidés. "Nombre d’associations ne savent pas comment appréhender la rentrée", explique-t-il au micro de RTL. Il prend l'exemple de La Réunion où les maires des 24 communes ont manifesté contre ce projet la semaine dernière et où la rentrée va "être décalée".

"Il est un fait que pour la vie associative et les publics les plus fragilisés et les plus loin de l'emploi ces emplois aidés étaient un véritable tremplin", résume-t-il.

"Une double-peine pour la vie associative"

Pour le député communiste, la fin des emplois aidés vient s'ajouter à la baisse de la dotation des collectivités territoriales destinée à économiser 13 milliards d'euros sur 5 ans. Une mesure annoncée par le gouvernement au début du mois d'août. "Je pronostique la mort des communes à la faveur de ce mauvais projet", avance-t-il, s'indignant de cette "double-peine pour la vie associative", dont la baisse des subventions est attendue. 

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"J'ajoute que la droite en majorité dans les régions vient de remettre en cause les emplois tremplins", continue Sébastien Jumel. En Île-de-France, ces contrats également destinés à encourager l'insertion professionnelle ont vu leur budget réduit de 5 millions à 500.000 euros. 

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